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18 juillet 2022

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 15 juillet, à Abidjan, un don de 5,4 millions de dollars américains au Niger pour financer la production agricole. Le don aidera les populations à faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires qui flambent sur le marché international du fait de la guerre en Ukraine.
« La guerre en Ukraine a exacerbé la hausse des prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale. Au Niger, la crise a entraîné une réduction de l’approvisionnement et une augmentation des prix des denrées alimentaires essentielles (en particulier le blé et ses dérivés, le sucre, les légumineuses, l’huile de tournesol) », a affirmé John Andrianarisata, responsable-pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Niger. « Le Programme de réponse à la crise alimentaire et de soutien d’urgence que finance le Groupe de la Banque se propose de rattraper les déficits alimentaires au Niger à travers un appui aux cultures irriguées qui ont une grande valeur marchande et des qualités nutritives appréciables », a-t-il expliqué.
Le don entre dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence dotée de 1,5 milliard de dollars américains que le Groupe de la Banque a lancée le 20 mai dernier pour renforcer la souveraineté alimentaire du continent. La facilité fournira des semences agricoles à 20 millions de producteurs sur le continent. Les variétés concernées sont le blé, le riz, le maïs et le soja. Elle permettra de produire au cours des deux prochaines années 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires, d’une valeur de 12 milliards de dollars.
Pour l’exécution du programme, le Groupe de la Banque prévoit notamment l’acquisition et la distribution de semences sélectionnées aux agriculteurs. Ainsi, 200 tonnes de semences de blé, 350 tonnes de niébé, 75 tonnes de maïs, 100 tonnes de riz, 625 tonnes de pommes de terre seront distribuées aux producteurs. Les agents de vulgarisation bénéficieront de formation pour mieux encadrer les producteurs. Par cette intervention, la Banque et le gouvernement du Niger entendent augmenter les rendements agricoles des vivriers de 30 % à 50 %.
La production supplémentaire permettra de subvenir aux besoins des populations vulnérables dans six des huit régions du Niger : Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder.
Le don permettra aussi aux paysans d’utiliser davantage d’engrais subventionnés qui seront mis à leur disposition. Au total, 775 tonnes d’engrais de type NPK (azote, phosphore, potassium), 775 tonnes d’urée et 3 419 litres d’engrais liquide biologique seront mis à leur disposition. Le recours aux engrais chimiques vise à améliorer de façon substantielle les rendements agricoles. Les producteurs concernés par le projet recevront des formations spécifiques sur l’utilisation des engrais.
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