742 faillites recensées par l’IEDOM, nombre sans précédent depuis 2008

Hausse de 40 % des faillites d’entreprise à La Réunion

6 janvier

Selon l’IEDOM, les faillites d’entreprise ont augmenté de 40 % en un an à La Réunion. « La Réunion connait un pic de défaillances (749) qui n’avait pas été atteint depuis 2008 », explique l’IEDOM dans une enquête concernant les anciennes colonies intégrées à la République.
BTP, commerce et réparation automobile sont les trois secteurs les plus concernés par les faillites.

L’IEDOM a publié son baromètre trimestriel des faillites d’entreprise dans les anciennes colonies intégrées à la République française.
En rythme trimestriel, avec 534 défaillances enregistrées entre juillet et septembre 2023, la dégradation est plus marquée dans les anciennes colonies que pour la France (+32,5 % contre +24,0 % en France), mais ralentit par rapport au trimestre précédent (+40,7 %). La progression des défaillances est toujours plus forte à La Réunion (+48,6 %), en Martinique (+42,9 %), et en Kanaky Nouvelle-Calédonie (+40,9 %), cependant à un rythme moins soutenu qu’au 2e trimestre (respectivement +64,2 %, +79,4 % et +52,8 %).

Entre fin septembre 2023 et fin septembre 2022, le nombre de défaillances cumulées sur un an augmente de 29,1 % dans les anciennes colonies (+38,0 % pour la France). Les anciennes colonies enregistrent ainsi 2 072 défaillances entre septembre 2022 et septembre 2023, soit +5,9 % par rapport à la période précédant la crise Covid, de septembre 2018 à septembre 2019. À l’inverse, la France demeure encore en retrait par rapport à la période pré-crise sanitaire (-1,9 %).
À l’exception de la Guyane (-1,7 %), les défaillances progressent dans toutes les anciennes colonies en rythme annuel, notamment en Martinique (+58,5 %) et à La Réunion (+40,0 %). Avec 412 défaillances enregistrées depuis septembre 2022, le niveau en Martinique reste toutefois en dessous de sa moyenne 2010-2019 (438). La Réunion connait un pic de défaillances (749) qui n’avait pas été atteint depuis 2008. Ces deux géographies expliquent ensemble trois quarts de la hausse globale en Outre-mer.

Au niveau sectoriel, la hausse des défaillances cumulées sur un an est particulièrement prononcée dans le secteur des conseils et services aux entreprises (+56,3 %) qui connait un point haut, l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages (+53,6 %) ainsi que dans les transports et entreposage (+51,7 %), où la situation se normalise, se rapprochant de son niveau antérieur à la crise sanitaire.

La construction est le secteur le plus touché, avec 530 entreprises défaillantes au cours de 12 derniers mois (soit 25,6 % du total), alors qu’il représente environ 11 % des entreprises des anciennes colonies. Au second rang, le secteur du commerce et de la réparation automobile concentre 18,2 % des défaillances, mais est aussi le secteur comptant le plus d’entreprises dans ces territoires (19 %).

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