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FMI : « les hausses des prix alimentaires et les risques de pénuries de blé pénalisent davantage les pauvres »
31 mai 2022, par

Totalement dépendante des importations pour de nombreux produits alimentaires dont le blé, La Réunion est touchée de plein fouet par la hausse des prix. Comme pour d’autres pays du monde dans la même situation, le nombre de pauvres ne pourra qu’augmenter.
Dans un article intitulé « Les pays importateurs de produits de base du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord subissent les hausses de prix », le Fonds monétaire international affirme que les prix des denrées alimentaires devrait encore augmenter cette année, et note que « ce contexte accentuera la pauvreté et les inégalités mais aussi les risques de troubles sociaux ». Voici un extrait :
« Après le pic à 130 dollars le baril qui a suivi l’invasion russe, les cours devraient avoisiner 107 dollars en moyenne en 2022, contre 38 dollars en 2021, selon la dernière édition des Perspectives de l’économie mondiale. De même, les prix des denrées alimentaires devraient augmenter d’encore 14 % en 2022, après avoir atteint des sommets historiques en 2021.
La guerre a également avivé les craintes relatives à l’insécurité alimentaire, compte tenu de la dépendance de la région aux importations de blé en provenance de Russie et d’Ukraine et de la hausse des prix, qui rend les denrées encore moins abordables pour la population.
La situation des pays fragiles ou touchés par un conflit est particulièrement préoccupante, car leurs réserves stratégiques couvrent moins de 2,5 mois de consommation intérieure nette. Globalement, les hausses des prix alimentaires et les risques de pénuries de blé pénalisent davantage les pauvres, qui consacrent une part supérieure de leurs dépenses à l’alimentation. Ce contexte accentuera la pauvreté et les inégalités mais aussi les risques de troubles sociaux. »
La Réunion n’est pas l’Afrique du Nord ou le Moyen-Orient, mais elle n’est pas non plus un état situé en Europe. Notre île est dépendante à 100 % des importations pour le blé notamment, sans oublier que plus de 80 % de l’énergie consommée est également importée.
La hausse des prix va également favoriser celle du nombre de personnes pauvres à La Réunion, le pouvoir d’achat diminue. Cela va entraîner une augmentation du nombre de Réunionnais qui ont les plus grandes difficultés à faire face aux dépenses du quotidien, notamment la nourriture, après le 15 de chaque mois.
Face aux « risques de troubles sociaux » annoncés par le FMI, le « chèque énergie » ou d’autres subventions seront-elles suffisantes ?
M.M.
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