Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Une étude sur les prix confirme la crise sociale
18 novembre 2014, par

L’INSEE vient de publier le résultat d’une étude sur l’évolution des prix depuis 1990. Plusieurs enseignements : les prix augmentent plus vite à La Réunion qu’en France, l’inflation est plus importante dans les produits alimentaires, depuis l’égalité obtenue en 2002 les allocataires du minimum social voient leur pouvoir d’achat baisser. Mais pendant ce temps, les classes les plus favorisées connaissent une hausse importante de leur pouvoir d’achat. Conséquence : les inégalités s’accentuent.
La semaine dernière, une étude de l’INSEE montraient que la richesse produite à La Réunion avait doublé entre 1996 et 2010. Mais pendant que le PIB doublait, le nombre de pauvres a continué à augmenter. En 2010, près de la moitié de la population restait en dessous du seuil de pauvreté. C’est l’indicateur d’une société très inégalitaire. Une aussi longue période d’observation permet de déduire que le problème réside dans la structure sociale. En effet, dans d’autres pays, l’augmentation du PIB s’accompagne d’une réduction de la proportion de pauvres. C’est ce qui a été observé dans des pays comme la Chine ou le Brésil. Mais ce n’est pas le cas à La Réunion.
Hier, une autre étude a confirmé cette tendance inégalitaire. Elle démontre que pour les revenus les plus faibles, le pouvoir d’achat a diminué. Or en moyenne, le pouvoir d’achat a augmenté.
L’INSEE précise qu’entre 2001 et 2013, le revenu moyen disponible par habitant a augmenté de 62 %, alors que sur la même période les prix ont cru de 20 % Mais sur une période quasiment identique, entre 2002 et 2013, le RMI-RSA n’a augmenté que de 19 %. Plus grave encore, les produits alimentaires ont augmenté plus vite que l’inflation. Plus les revenus d’une famille sont faibles, plus elle consacrera une part importante de son budget à l’achat de nourriture. Donc les plus pauvres ont une baisse encore plus forte de leur pouvoir d’achat.
Le gain important en pourcentage – mais pas en valeur absolue – engrangé en 2001 (voir reproduction de la courbe) était la conséquence de l’alignement du RMI versé à La Réunion sur celui de la France. Autrement dit, depuis l’application de l’égalité du RMI, les travailleurs contraints de vivre avec le minimum social ont donc vu leur pouvoir d’achat baisser tandis que pour d’autres catégories de la population, ce même pouvoir d’achat s’est envolé. C’est bien une nouvelle illustration des inégalités à La Réunion. Le résultat de l’étude de l’INSEE donne une précision : ces inégalités se sont accentuées entre d’une part les personnes privées d’emploi ou payées au SMIC et d’autre part celles qui sont les plus riches.
La richesse disponible augmente, mais la structure de la société est faite pour que ces gains bénéficient à une minorité. Combien de temps pourra encore tenir ce modèle intenable ?
Extraits du communiqué de l’INSEE
|
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois