Economie

Inflation à La Réunion en 2017 : 0,4 %

Etude de l’INSEE sur les prix

Témoignages.re / 17 février 2018

Selon l’indice des prix à la consommation de l’INSEE, l’inflation s’est établie à 0,4 % l’an dernier. La hausse des prix des carburants et du gaz l’explique en grande partie.

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Selon l’indice des prix à la consommation de l’INSEE, l’inflation s’est établie à 0,4 % l’an dernier. La hausse des prix des carburants et du gaz l’explique en grande partie.

« En moyenne annuelle, en 2017, les prix à la consommation des biens et des services augmentent de 0,4 % à La Réunion. La hausse des prix était de 0,1 % en 2016 et elle faisait suite à un recul historique de 0,3% en 2015. Hors énergie, l’inflation est de 0,1 %. En France, hors Mayotte, l’inflation s’élève à 1,0 %

La hausse des prix à La Réunion en 2017 s’explique surtout par la forte hausse des prix de l’énergie (+ 5,5 %), puis dans une moindre mesure par l’augmentation des prix de l’alimentaire (+ 0,9 %) et du tabac (+ 4,7 %). À l’opposé, les prix des services sont en recul (- 0,3 %) et contribuent négativement à l’inflation

Les prix des produits manufacturés sont stables. Ils n’ont donc pas d’influence sur l’inflation en 2017.

Après deux années de baisses consécutives, les prix de l’énergie augmentent de 5,5 % en 2017, tirés essentiellement par le relèvement des prix des produits pétroliers (+ 7,4 %). Ils ne représentent toutefois qu’une faible part (6 %) des dépenses des Réunionnais. Après la baisse amorcée en juin, les prix de l’énergie sont repartis à la hausse dès le mois d’août. Sur l’année, les prix des carburants et de la bouteille de gaz augmentent respectivement de 7,5 % et de 5,7 % par rapport à 2016. Les tarifs de l’électricité augmentent moins rapidement : + 0,9 % en 2017 contre + 2,9 % en 2016.

Les prix des produits alimentaires accélèrent de nouveau en 2017 (+ 0,9 % après + 0,2 % en 2016). En effet les prix des produits frais rebondissent, du fait principalement de la hausse des légumes entre les mois de mars et mai, puis de celle des fruits en raison de mauvaises récoltes en fin d’année. Les prix des produits frais augmentent en moyenne de 4,2 % en 2017. Les produits frais ne concernent cependant qu’une très faible part (1%) de la consommation des ménages. Hors produits frais, la hausse des prix s’atténue (+ 0,6 % contre + 0,8 % en 2016).

En France, hors Mayotte, les prix des produits alimentaires augmentent de 1,0 %.

Les prix des produits manufacturés restent stables en 2017, après la très légère baisse de 0,1 % en 2016. Ils représentent une part importante de la consommation des ménages, puisqu’ils pèsent pour plus d’un quart des dépenses des Réunionnais.

Le recul des prix des produits de santé (- 1,9 %) se poursuit avec une baisse des prix des produits pharmaceutiques moins prononcée qu’en 2016, mais une hausse des frais d’optique qui s’accélère en 2017.

En revanche, les prix de l’habillement et des chaussures augmentent de nouveau (+ 0,3 %), tandis que les prix des autres produits manufacturés se redressent (+0,2% après -0,1% en 2016).En France, hors Mayotte, la baisse des prix des produits manufacturés se poursuit : - 0,6 % en 2017 après - 0,5 % en 2016.

Les services représentent la part la plus importante de la consommation des ménages : presque la moitié des dépenses des Réunionnais. Les prix des services baissent légèrement de 0,3 % en 2017, après une augmentation de 1,1 % en 2016.

Les prix des services de communication sont en net recul (- 5,2 %), en particulier pour les services de télécommunications pour lesquels les prix baissent de 5,6 %. Les tarifs des transports sont aussi en baisse (-3,1 %), tirés par ceux des tarifs de transports aériens, qui reculent de 3,6 % en 2017.

À l’inverse, l’augmentation des prix des services de santé se poursuit (+ 0,6 % après + 0,1 % en 2016), alors que l’augmentation des prix des loyers et des services rattachés (+ 0,2 %), ainsi que ceux des autres services (+ 0,2 %) ralentissent. »



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  • kan la pu patate y manze manioc. Dans certains endroit, lorsqu on est payé le 6 du mois, le 9 na pu rien lé oku. Ici le boug qui est payé le 6 le jour même lu lé à sec. Voila la situation pour environ 40% de la population réunionnaise. Et là l’insee est sans pudeur, elle nous annonce une augmentation de 0,9% des produits alimentaires, notamment sur les légumes. Déjà que les consommateurs réunionnais dépensent plus que leur homologues en métropole, ils sont bombardés par les médias dès qu’il y a un évènement climatique qui menace la production locale : la pluie y tombe le prix y monte. La pluie y tombe pas le prix y monte. Parle pas si nana le vent, les prix s’envolent. Les ménages sont conditionné par ces médias. On a l’impression que ces journalistes sont de mèche avec les importateurs spéculateurs pour formater les consommateur à la soumission de toujours payer plus cher. Lors d’un sondage sur les marchés, le message que veut faire passer le journaliste, c’est normal : lé cher. Selon la presse, pour consommer il faut être fataliste. Gramoune la di arrête un peu ek sa : manze sek nou nana et plante zordi pou demain. Donc, l’intérêt de notre autonomie alimentaire est plus que jamais d’actualité, afin de mettre fin à la spéculation sur les produits de premier nécessité.

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