Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Tribune libre
11 juin 2009

Alors qu’il a fallu plusieurs siècles pour découvrir les continents inconnus des grandes puissances européennes telles que l’Espagne, la Grande-Bretagne ou le Portugal. Aujourd’hui, le 7ème continent, qu’est l’Internet —comme l’a si bien dit Jacques Attali— est assurément la conquête à réaliser pour l’homme du XXIème siècle. En effet, que veulent dire ces appellations comme cyberespace, cybernautes et toile, si ce n’est un nouveau monde à l’image de ce que fut l’Amérique, continent des Temps modernes.
L’île Maurice l’a bien compris c’est pourquoi elle a comme objectif de devenir la cyber île de l’océan Indien. Aujourd’hui c’est donc à la vitesse de la lumière que nous pouvons avoir accès à l’information source de pourvoir pour celui qui la maîtrise et la possède. Tout passe par elle et plus particulièrement l’économie du monde et donc de La Réunion. La vitesse d’information d’Internet doit, et ce dans le cadre du développement durable, nous aider dans les années à devenir compétitif et à rayonner dans le monde entier. Il nous permettra, si nous savons l’utiliser, de multiplier de façon exponentielle les possibilités de connexion et de commerce. C’est là le moyen nécessaire de notre siècle, non seulement pour notre économie mais aussi pour le développement durable.
Aujourd’hui, technologie oblige, de nombreux sites Internet dédiés au développement durable voient le jour : durable.com, consoglobe, greenzer, vertetnet... Et même un réseau social sur Internet vient de sortir : tinkuy. Oui, l’Internet, mais plus encore les TIC (technologie, informatique et communication) sont aujourd’hui une chance pour l’environnement. En effet, elles permettront et permettent déjà d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, des transports ; elles fondent de nouvelles conceptions de l’urbanisme et de la mobilité… Elles offrent des solutions aux grands défis qui se présentent à nous.
Elles sont certes fabriquées avec des matières très polluantes et consomment toujours plus d’énergie. Les TIC peuvent cependant accompagner le développement tout en contribuant à limiter ses impacts sur l’environnement, à la condition que des bilans globaux soient réalisés et que l’éco-conception des TIC progresse. Aussi, plus que jamais dans le domaine des TIC, il est temps pour La Réunion de faire davantage entendre sa voix dans l’Océan Indien mais aussi dans le monde.
Rémy Massain
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