Economie

L’activité économique à La Réunion en 2017 : une croissance soutenue

Communiqué de l’INSEE

Témoignages.re / 16 juillet 2018

Voici le communiqué de l’INSEE accompagnant la publication des Comptes économiques 2017 de La Réunion.

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La consommation est le principal moteur de la croissance à La Réunion.

En 2017, le produit intérieur brut (PIB) de La Réunion progresse de 3,2 % en volume, soit la 4e année de croissance à un rythme proche de 3 %. Le PIB par habitant progresse de 2,6 % en volume en 2017 pour s’établir à 21 500 euros, soit 63 % du niveau national. Au plan national, le PIB progresse de 2,2 % en volume. A Maurice, la croissance économique s’établit à + 3,8 % en 2017. Globalement, la croissance se maintient dans l’océan Indien.

La consommation, toujours moteur de croissance

À La Réunion, la consommation des ménages et le regain des dépenses des administrations publiques constituent les principaux moteurs de la croissance économique en 2017. Le revenu disponible brut des ménages (RDBM) progresse fortement cette année encore sous l’effet d’une hausse conjuguée des salaires (+ 4 %) et des prestations sociales (+ 2,8 %). En particulier, la prime d’activité instaurée en 2016 soutient le pouvoir d’achat. L’inflation étant contenue (+ 0,4 %), cette augmentation se traduit ainsi par un gain de pouvoir d’achat total de 2,8 %. Le revenu disponible brut s’établit à 18 100 euros par habitant, soit 87 % du niveau national.

Forte progression des dépenses touristiques

L’activité touristique progresse fortement, en phase avec la croissance du transport aérien de passagers et celle de la fréquentation des hôtels réunionnais. Avec une hausse de 9,5 % du nombre de touristes, les dépenses touristiques s’élèvent à 324 millions d’euros en 2017 et contribuent pour 0,1 point à la croissance.

Coup de frein pour l’investissement et les exportations

L’investissement ralentit : il progresse de 3,2 % en volume en 2017 après + 6,1 % l’année précédente. Bien que le solde du commerce extérieur reste déficitaire, les importations pèsent moins négativement sur la croissance que les années précédentes. Mais les montants exportés ralentissent eux aussi et restent trop faibles pour contribuer de manière visible à la croissance économique.

Une croissance économique qui se ressent peu sur l’emploi

Les effets de la croissance se ressentent peu sur le marché du travail. En 2017, le chômage reste stable à 23 %. L’emploi salarié augmente moins qu’auparavant (+ 0,9 % après + 1,5 % en 2016). L’industrie, la construction et l’hébergement-restauration sont les secteurs moteurs. Mais le commerce ne crée presque plus d’emplois, tandis que le nombre de salariés dans les services non marchands stagne, du fait de la chute du nombre de contrats aidés : un quart de moins par rapport à la mi-2016.