Pêche illégale de légine

“L’Apache” pris dans le filet

3 juillet 2004

Escorté par “l’Albatros”, le patrouilleur de la marine française, “l’Apache”, le pilleur de légine est arrivé au port Ouest avant-hier à 9 heures 30. Le pirate fait l’objet d’une information judiciaire pour pêche illégale.

Beaucoup d’effervescence au Port jeudi matin dans l’enceinte portuaire. Police, gendarmerie, brigade criminelle et affaires maritimes constituaient la comité d’accueil de “l’Apache”, navire pirate qui contenait dans ses cales 60 tonnes de légine. Le capitaine de pêche a été conduit à la gendarmerie pour être entendu. L’affaire sera jugée prochainement, mais il est d’ores et déjà vraisemblable que l’amende que devra payer l’armateur s’élèvera à plusieurs milliers d’euros. Quant à la légine saisie à bord de “l’Apache”, elle sera vendue aux enchères. L’argent alimentera les caisses de l’État.
Lorsqu’il a été intercepté, “l’Apache”, qui bat pavillon du Honduras, se trouvait à 150 nautiques au Nord-Ouest de la zone économique exclusive des TAAF (Terres australes et antarctiques françaises). Soupçonné d’infractions à la pêche dans les TAAF, il était pisté depuis le 17 juin. Il avait pris la fuite immédiatement après avoir repéré le patrouilleur. Il avait ensuite refusé d’obtempérer à toutes les injonctions de “l’Albatros”. Le patrouilleur a dû avoir recours aux tirs de semonces pour le faire stopper.
Une fois à bord de “l’Apache”, les marins de “l’Albatros” ont donc constaté que 60 tonnes de légine, vraisemblablement péchés illégalement, se trouvaient dans les chambres de froides du navire. La décision était alors prise de le dérouter vers La Réunion.
Ce navire, long de 57 mètres, doté d’un équipage de 40 personnes et battant pavillon du Honduras, change souvent de nom et il est connu par les autorités maritimes pour ses activités délictueuses. En 1998, sous le nom de “Caroline Glacial”, il a été pris en flagrant délit de déchargement d’une cargaison de légines à Maurice.
La légine est un poisson des grandes profondeurs antarctiques. Sa chair est très appréciée en Asie, au Japon, notamment où il se vend à plusieurs dizaines d’euros le kilo.


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Témoignages - 82e année


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