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Les séquelles de la crise subsistent et de nouveaux défis se font jour
10 juin 2016

Selon deux nouvelles études de l’OCDE, l’économie européenne se redresse peu à peu, mais les pouvoirs publics devront poursuivre leur action pour remédier aux séquelles de la crise économique mondiale qui pèsent encore sur la croissance et faire face aux difficultés majeures qui se présentent. Les auteurs des Études tablent sur une croissance du PIB de l’UE de 1,8 % cette année et de 1,9 % en 2017.
Les dernières Études économiques de l’OCDE consacrées à l’Union européenne et à la Zone euro, présentées aujourd’hui à Paris par le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, mettent en évidence les défis auxquels sont confrontés les responsables de l’action publique européens. Bien que la croissance se soit progressivement affermie, le chômage reste élevé dans de nombreux pays, l’investissement demeure en-deçà de ses niveaux d’avant la crise dans la plupart des pays européens, et la croissance du crédit est toujours atone.
Les auteurs des Études tablent sur une croissance du PIB de l’UE de 1,8 % cette année et de 1,9 % en 2017, tandis que le PIB de la Zone euro enregistrerait une progression de 1,6 % cette année et de 1,7 % en 2017.
« Le pire de la crise est derrière l’Europe, mais il faut faire beaucoup plus encore pour accompagner une pleine et solide reprise bénéficiant à tous les Européens, » a déclaré M. Gurría. « La plupart des recommandations formulées dans ces deux Études ont un point commun : elles appellent les pays européens à une action collective. Les solutions trouvées en coopération ont permis à l’Europe de laisser le pire de la crise derrière elle. Mais une coopération continue reste nécessaire pour mettre en œuvre des solutions efficaces aux problèmes communs. L’alternative à une action collective n’est pas le statu quo, mais quelque chose de pire : le risque que l’Europe recule. Cela mettrait en péril tout ce qui a été réalisé jusqu’à aujourd’hui par le Marché unique et le reste de l’acquis communautaire, avec une croissance en baisse et des emplois détruits à travers l’Europe. »
Selon les deux Études, les pays qui ont une marge de manœuvre budgétaire devraient doper la croissance par le biais des dépenses publiques. Après la forte contraction de l’investissement public qui a suivi la crise financière mondiale, les recommandations formulées dans les deux Études vont dans le sens d’un accroissement du soutien public à des projets d’investissement essentiels. L’adoption de vastes réformes des structures fiscales et des dépenses publiques favoriserait également la croissance.
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