Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Les marges des pétroliers grossissent...
Et les consommateurs vont payer !
7 janvier 2008

Les pétroliers tiennent-ils leur promesse à Christine Lagarde de ménager le pouvoir d’achat ? Entre l’association « UFC que choisir » et le ministère de l’économie la polémique fait rage.
Le cours du brut s’affole, les prix à la pompe aussi, les consommateurs râlent. En augmentant « outrageusement » leurs profits, accuse l’association de consommateurs "UFC Que Choisir" les compagnies pétrolières sont en partie responsables de cet affolement des prix à la pompe et violeraient ouvertement une promesse faite au gouvernement.
Lors d’une réunion au ministère de l’Economie, en novembre, producteurs et distributeurs s’étaient engagés à répercuter aussitôt les baisses du pétrole sur les prix à la pompe. Il y a bien eu une baisse - la moyenne du prix du baril de brut (Brent) est passée en moyenne de 92,61 dollars au mois de novembre à 90,97 dollars en décembre - qui a été répercutée par les pétroliers : le prix hors taxe du litre d’essence est passé de 0,51 euro en novembre à 0,50 euro au mois de décembre selon les données de l’Union française des Indistries Pétrolières (UFIP).
Mais le baril de brut est fortement reparti à la hausse : mercredi, il a franchi la barre symbolique de 100 dollars le baril. Que va t-il se passer pour les consommateurs alors que le litre de sans plomb a atteint 1,60 euro le 27 décembre dans une station service parisienne ? Au cours de la réunion du mois de novembre à Bercy, les pétroliers s’étaient engagés à « lisser » les augmentations progressivement sur quatre semaines. « Ils n’ont pas tenu leurs promesses », affirme « UFC que choisir ».
Les pétroliers, trop gourmands sur les marges ?
L’association de consommateurs fonde ses inquiétudes sur l’évolution des marges de distribution qui atteindraient « des niveaux historiques ». Les marges de distribution, c’est la différence entre le prix du litre de pétrole brut tel qu’il est côté à Rotterdam et le prix du carburant hors taxes tel qu’il est affiché en France. En décembre, cet écart était de 8,8 centimes, contre 7 en octobre. Soit près de 2 centimes de plus. Pour l’UFC, cet augmentation est tout simplement une augmentation de la marge des entreprises pétrolières. « En d’autres termes, écrit l’association, la négociation ministérielle, qui visait à tasser les marges de distribution du carburant, a produit l’effet exactement inverse ».
Le gouvernement sera « vigilant »
Pour le ministère de l’Economie, l’association fait fausse route : le véritable responsable de la hausse des prix à la pompe serait à chercher du côté de la SNCF et de ses grèves incessantes. Les pétroliers tiendraient leur promesse et n’auraient « pas gonflé leur prix », mais ils répercuteraient « des coûts de transport en hausse ». Mais la ministre a affirmé jeudi que le gouvernement serait « vigilant » sur les engagements pris par l’industrie pétrolière pour limiter l’impact de l’envolée des cours du brut sur les prix des carburants, sous peine de devoir « rendre des comptes ».
Mieux contrôler les pétroliers
L’association “UFC que choisir” réclame désormais la mise en place d’une mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée nationale pour faire le bilan des engagements pris par les pétroliers. Selon elle, « pendant la flambée des cours du pétrole » sur les marchés des matières premières, « le pétrole stocké dans les raffineries et sur les cargaisons flottantes se trouve de fait réévalué (et) les firmes pétrolières s’enrichissent ».
La CGT a également demandé au gouvernement « d’obliger les groupes pétroliers à fournir régulièrement et publiquement le coût réel de production et d’acheminement du pétrole ».
Pour rappel, Total a fait sur l’année 2007 un bénéfice de 1 milliard d’euros par mois.
Le prix du baril pourrait doubler en dix ans, selon un institut allemand
Selon l’institut de conjoncture allemand DIW dont la responsable Claudia Kemfert accorde un entretien au quotidien Berliner Zeitung, « les réserves de pétrole s’amenuisent de plus en plus, et cela va faire monter les prix. Dans cinq ans, un prix de 150 dollars (le baril) est probable, dans dix ans un prix de 200 dollars (...) Je mise sur une nouvelle hausse à 105 dollars à court terme ».
Notre commentaire :
C’est à la lecture de cette nouvelle qu’on mesure l’irresponsabilité d’un J-P. Virapoullé s’opposant à la diversification des modes de transports et à la maîtrise des énergies renouvelables
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