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25 septembre 2009

Les pays émergents à l’image de l’Inde plaident pour la fin du protectionnisme au sommet du G20 à Pittsburg. L’Inde voudrait voir émerger un message fort à Pittsburgh contre le protectionnisme sous toutes ses formes, dans le commerce des biens, des services, des investissements et des flux financiers. Les déséquilibres économiques globaux, les réformes de l’architecture financière mondiale et le protectionnisme constituent les toutes premières préoccupations des pays émergents au sommet du G20. Alors que les États-Unis et l’Europe concentrent les tirs sur la réglementation financière et la rémunération des dirigeants d’entreprises, les puissances économiques montantes ne veulent surtout pas d’initiative qui pourrait freiner leur développement.
Le Premier ministre indien Manmohan Singh a appelé mercredi les pays membres du G20 à lancer « un message fort » contre le protectionnisme, à la veille du sommet du G20 à Pittsburgh.
L’Inde « voudrait voir émerger un message fort à Pittsburgh contre le protectionnisme sous toutes ses formes, dans le commerce des biens, des services, des investissements et des flux financiers », a-t-il déclaré dans un communiqué.
L’économie mondiale a montré « des signes d’amélioration » depuis le début de la crise financière mais « nous ne sommes toujours pas sortis du tunnel », a estimé le Premier ministre.
M. Singh plaidera au G20 pour « un retour de la croissance » et une stabilisation des secteurs financiers dans les économies des pays développés, dont dépendent selon lui le commerce, les flux financiers et les investissements dans les pays émergents.
« Même si notre croissance économique a ralenti en 2008-2009 à 6,7%, l’Inde aborde le sommet de Pittsburgh avec confiance », a-t-il cependant affirmé.
« Notre croissance est essentiellement tirée par la demande intérieure, notre taux d’épargne est robuste », les flux de liquidités ont repris de la vigueur et l’Inde est « un pays attractif pour investir », a-t-il détaillé.
La Banque mondiale a annoncé mardi dernier que son conseil d’administration avait approuvé des prêts pour plus de 4 milliards de dollars à l’Inde.
Le principal prêt a été accordé par la Banque internationale de reconstruction et développement (BIRD) à l’État indien pour lui permettre de « poursuivre la mise en place de son programme de relance économique », et en particulier « l’apport d’un soutien en capital aux banques publiques ».
Peu concernés par la réglementation financière ou les bonus, le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud s’opposent aux mesures qui feront obstacle à leur développement.
Les déséquilibres économiques globaux, les réformes de l’architecture financière mondiale et le protectionnisme constituent les toutes premières préoccupations des pays émergents. Alors que les États-Unis et l’Europe concentrent les tirs sur la réglementation financière et la rémunération des dirigeants d’entreprises dans le cadre de ce troisième sommet du G20, aux États-Unis, les puissances économiques montantes ne veulent surtout pas d’initiative qui pourrait freiner leur développement.
Sanjiv Dinama
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