Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
La CGPER à la Préfecture
19 mai 2006

Alain Dambreville et Fabrice Grondin sont 2 maraîchers installés respectivement à la Plaine des Cafres et dans les hauts de Saint-Denis. Ils étaient hier matin à la Préfecture avec 2 autres responsables de la CGPER.
Durement frappés par les pluies de Diwa, ils ont exposé à un conseiller du Premier ministre l’importance d’accélérer la procédure d’indemnisation des producteurs sinistrés.
Depuis les fortes pluies de la fin février, les maraîchers des hauts de l’île ont beaucoup de peine à redresser leur outil de production, auquel la tempête tropicale Diwa a donné le coup de grâce dans le premier week-end de mars.
Une délégation de 4 membres de la CGPER conduite par son président, Jean-Yves Minatchy, a été reçue hier matin par Philippe Mutricy, conseiller auprès du Premier ministre. À la suite de cet entretien, la CGPER a déclaré dans un communiqué avoir eu "l’assurance que le comité interministériel pour les fonds de secours se tiendra le 30 mai 2006 ...". Cette réunion - pour laquelle la CGPER a déjà fait 2 interventions auprès de la DAF - donnera droit pour les producteurs sinistrés, à une indemnisation "dans le courant du mois de juin", poursuit le communiqué de la CGPER.
Ces maraîchers, parce qu’ils sont à plus de 600 mètres d’altitude, récoltent les deux-tiers de leur production pendant l’été austral, quand les exploitations du littoral sont écrasées par la chaleur. Les fortes pluies de février, puis Diwa, les ont donc atteints dans l’essentiel de leur production. Ceux qui le pouvaient ont investi tout ce qui leur restait dans le redressement de leurs exploitations, mais près d’un millier de maraîchers pluriactifs (canne, maraîchage) ont été sinistrés, en particulier ceux de Salazie, de la Plaine des Cafres et des hauts de Saint-Denis et Sainte-Marie.
Sur le presque millier de dossiers établis par le comité d’expertise de la DAF (Direction de l’agriculture et de la forêt), près de 400 sont des exploitants pluriactifs du Tampon.
La plupart ont perdu déjà 3 cycles de maraîchage depuis le début de l’année et ont souffert de surcroît de la baisse des ventes (- 30% sur les marchés forains) due au chikungunya. Certains se sont heurtés à un "manque de souplesse" du service du Conseil général en charge de l’indemnisation des bâches plastiques, motivant une nouvelle intervention “énergique” de la CGPER.
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