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31 juillet 2025, par

Deuxième économie de la zone euro, la France est la première à dévoiler comment son produit intérieur brut a évolué entre avril et juin. En pleine guerre commerciale, le PIB français a progressé de 0,3% au deuxième trimestre. « Une bonne nouvelle » pour le ministre de l’Économie.
Les annonces ont été multiples ce dernier trimestre. Les économies annoncées par le gouvernement et la hausse des droits de douane américains ont été autant de facteurs qui auraient pu affecter la croissance française. Mais cette dernière enregistre un léger sursaut, de 0,3%, selon l’Institut national de la statistique (Insee), qui dévoile ces chiffres ce mercredi 30 juillet.
« C’est vraiment une bonne nouvelle », a salué Éric Lombard, ministre de l’Économie, sur RTL. Il a souligné que « la croissance est légèrement supérieure à 0,5% depuis le début de l’année ».
Ce résultat de 0,3% est légèrement au-dessus de la prévision de l’Insee, qui avait prévu un PIB en légère progression, de 0,2%, après une quasi-stagnation (+0,1%) sur les trois mois précédents, liée, en partie, à la dégringolade des ventes automobiles.
Cependant Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas, a expliqué que si ce taux augmente légèrement, le rythme de la « croissance de l’économie française [est] relativement faible ».
Cette situation s’explique par les répercussions liées aux droits de douane américains. L’Allemagne a par exemple réduit ses achats d’intrants, qui impactent directement les entreprises françaises, comme dans le secteur automobile.
Face aux changements, les Français restent prudents et préfèrent épargner. Le taux d’épargne a ainsi atteint 18,8% en début d’année, un record hors période de Covid-19. Leur confiance est toujours « basse », avec des « craintes élevées » sur leur niveau de vie, concentrées sur l’emploi, a indiqué Stéphane Colliac.
Deuxième économie de la zone euro, la France est le premier ays à dévoiler l’évolution de son produit intérieur brut entre avril et juin. Le pays sera suivi par l’Allemagne et l’Italie, tandis que l’Espagne a confirmé mardi 29 juillet son dynamisme avec une hausse de 0,7%, tirée notamment par les exportations.
Sur l’année 2025, l’Insee et la Banque de France tablent sur une croissance tricolore de 0,6%, contre 0,7% pour le gouvernement, sensiblement moins qu’en 2024 (1,1%). L’exécutif révisera cette prévision de croissance annuelle à la rentrée.
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