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11 juillet, parDerrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Dans l’ASEAN, 700 millions d’habitants
11 juillet

Selon l’Organisation internationale du Travail, l’intelligence artificielle générative pourrait transformer le travail de près de 80 millions de personnes dans l’ASEAN, qui regroupe onze pays d’Asie du Sud-Est et près de 700 millions d’habitants. Mais seuls 3,3 % des travailleurs occupent des emplois fortement exposés. Aucune vague de suppressions d’emplois n’est observée à ce stade. L’OIT appelle à investir dans les compétences et la protection sociale pour accompagner cette transition.
Photo : Jakarta, capitale de l’Ondonésie (yohanes budiyanto, CC BY 2.0 <https://creativecommons.org/license...> , via Wikimedia Commons)
L’intelligence artificielle générative pourrait profondément modifier le monde du travail en Asie du Sud-Est, sans pour autant provoquer, à ce stade, de vague de suppressions d’emplois. C’est la conclusion d’une étude de l’Organisation internationale du Travail (OIT) consacrée à l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.
Créée en 1967, l’ASEAN rassemble aujourd’hui onze pays : l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande, les Philippines, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, le Myanmar, Brunei et le Timor-Leste. Cette région, située entre l’océan Indien et le Pacifique, compte près de 700 millions d’habitants et constitue l’un des pôles économiques les plus dynamiques au monde, avec une forte croissance des secteurs industriels, des services et du numérique.
Selon l’OIT, près de 80 millions de travailleurs, soit 22,9 % de l’emploi total dans l’ASEAN, exercent un métier potentiellement exposé à l’IA générative. Toutefois, seuls 11,7 millions de personnes, soit 3,3 % de la main-d’œuvre, occupent des emplois considérés comme fortement exposés à cette technologie. À l’inverse, environ deux tiers des emplois de la région ne présentent aucune exposition identifiée.
Les situations diffèrent selon les pays. Singapour affiche la plus forte proportion de travailleurs concernés (42,2 %), devant les Philippines (28,1 %), l’Indonésie (21,7 %), le Vietnam (20,8 %) et la Thaïlande (20,6 %). Ces écarts reflètent notamment le poids des secteurs des services et des technologies de l’information dans ces économies.
Pour l’heure, l’OIT ne constate aucune perturbation majeure du monde du travail. Les métiers les plus exposés continuent même de progresser. L’adoption de l’IA reste encore limitée et se concentre principalement dans les secteurs à forte intensité technologique.
L’étude souligne également que les femmes sont plus de deux fois plus nombreuses que les hommes à occuper des emplois fortement exposés, en raison de leur présence plus importante dans les fonctions administratives et de bureau. Les jeunes, en revanche, ne sont pas plus exposés que les autres actifs.
Face à ces transformations, l’OIT appelle les États de l’ASEAN à investir dans la formation, la reconversion professionnelle, la protection sociale et l’accompagnement des petites entreprises. Pour l’organisation, l’impact de l’IA dépendra moins de la technologie elle-même que des politiques mises en place pour préparer les travailleurs et les entreprises à cette nouvelle révolution numérique.
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