Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Hausse des taux et du niveau d’endettement à venir
8 juin 2023, par

Le ralentissement de l’inflation et la reprise de l’économie chinoise sont des éléments positifs pour l’OCDE qui prévient de risque pour les pays membres, tels que la hausse des taux et un niveau élevé d’endettement.
L’OCDE a relevé sa prévision de croissance mondiale pour 2023, mais la légère baisse de l’inflation et le redémarrage de l’économie chinoise n’empêchent pas l’économie mondiale de faire face à une « longue route » avant une reprise durable.
La croissance mondiale est attendue cette année à 2,7% par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit un léger mieux par rapport aux 2,6% prévus lors de ses précédentes prévisions, en mars.
À 2,9%, la croissance mondiale anticipée pour 2024 reste inchangée, selon le rapport de l’institution internationale publié à l’occasion d’une réunion ministérielle annuelle organisée au siège parisien de l’OCDE.
« L’économie mondiale prend un tournant », a indiqué Clare Lombardelli, récemment nommée cheffe économiste de l’institution. L’économie profite d’une accalmie de l’inflation, qui avait explosé en 2022 en raison de la flambée des prix de l’énergie et des produits alimentaires provoquée par la guerre en Ukraine.
Le redémarrage récent de l’économie chinoise, après sa politique draconienne de zéro-Covid, a apporté aussi une bouffée d’air à l’économie mondiale, a souligné l’OCDE. La croissance chinoise est attendue cette année à 5,4%, soit une hausse de 0,1 point par rapport aux prévisions de mars, et à 5,1% l’an prochain (+0,2 point).
Malgré ces signes positifs, l’économie mondiale « fait face à une longue route à parcourir avant d’atteindre une croissance forte et durable », a précisé Clare Lombardelli. Parmi les défis évoqués figure la persistance de l’inflation hors énergie et aliments qui « demeure obstinément élevée » et qui impose aux banques centrales de « maintenir des politiques monétaires restrictives jusqu’à ce qu’il y ait des signes clairs » d’apaisement, a souligné Clare Lombardelli en préambule du rapport.
Or des taux d’intérêt élevés empêchent l’économie mondiale d’augmenter plus franchement, en réduisant la distribution de crédits et en encourageant l’épargne plutôt que la consommation.
En renchérissant les coûts des emprunts, les hausses de taux d’intérêt impactent fortement sur les finances publiques des États qui ont été largement dégradées par les dernières crises internationales.
« Presque tous les pays ont des déficits et un endettement plus élevés qu’avant la pandémie, et beaucoup sont confrontés à des pressions croissantes sur les dépenses publiques liées au vieillissement des populations, à la transition climatique et au fardeau du coût de la dette », a relèvé l’OCDE dans son rapport qui encourage les États à cibler davantage leurs mesures de soutiens budgétaires.
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