Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Sur le blog de Pierre Vergès
19 mai 2011

L’information a été donnée par ’L’Express’ de Maurice : l’Union Européenne (EU) et le gouvernement mauricien ont signé un accord visant à « R
renforcer la compétitivité et la pérennité des industries de la canne à sucre dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ».
Les projets de recherche visant à rendre plus performante l’industrie de la canne à sucre dans les pays ACP ont été présentés au chef de la délégation de l’Union Européenne, Alessandro Mariani.
Celui-ci rappelait l’importance qu’accorde cette organisation à la recherche et à l’innovation. « L’Union Européenne a mis en place le Seventh Framework Programme (..). Ce vaste programme enclenché en 2007 et qui s’étale sur une période de 7 ans, vise à financer la recherche aussi bien au sein qu’en dehors de l’Union Européenne ».
Ainsi, treize projets de recherche dans le domaine de l’industrie cannière de l’ACP ont été retenus par l’Union Européenne.
De ces treize projets, huit seront entrepris à Maurice. « Un signe que le savoir-faire des chercheurs mauriciens dans le domaine de la canne à sucre est aujourd’hui mondialement reconnu », souligne le journal mauricien.
L’Express de Maurice poursuit : « Ces projets concernent la mise au point de nouvelles variétés de cannes ayant un meilleur rendement, l’amélioration de l’efficience dans la production d’énergie, sur une utilisation de fertilisants et l’élaboration de bioplastiques à base de canne, un produit écologique visant à réduire notre dépendance au plastique pétrochimique.
Ce produit, d’origine organique, donc renouvelable, semble particulièrement intéressant vu que la filière bioplastique est actuellement en plein essor ».
Un atout considérable pour les Mauriciens qui veulent « faire de Maurice un knowledge-hub » (carrefour du savoir) et « investir dans des domaines tels que la biotechnologie et la pharmacologie. La recherche et l’innovation seront à l’avenir, les clés du succès économique de l’île ».
Commentaires
Et pendant ce temps, à La Réunion on cultive la banane, la vanille et le cumin… en chansons ! On se promène à Adélaïde, croyant faire venir des touristes australiens.
On ne se préoccupe pas des effets du changement climatique pour la construction de la nouvelle route du littoral.
Et on se gargarise de grands mots. Comme ce que disait Didier Robert, en février 2011, à Maurice, lors d’une réunion de la Chambre de Commerce et d’Industrie : « Etre ensemble les artisans de l’excellence dans la construction du Grand océan Indien, que nous devons ériger comme un nouvel espace émergent à l’échelle du monde ».
Quelles sont les actions innovantes que Didier Robert a mises en place depuis 2010 ? Quels sont les projets à portée internationale qui ont été soutenus par la Région ?
A part répéter ce que d’autres ont dit avant lui, à l’Europe, sur la filière canne / sucre / énergie et à la nécessité de maintenir les aides européennes liées au statut de RUP, quel est le bilan ? Ne cherchez pas, il n’y en a pas !
Nos peines
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