Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Tribune libre
16 octobre 2008

Un Américain est surendetté, il n’a plus la capacité à rembourser.
Sa banque crée un titre sur sa dette et le vend en bourse à une autre banque avec intérêt déboursé.
Cette dernière revend et fait la même chose et ainsi de suite va la chance.
Cette succession d’effets spéculatifs, sans création de valeur ajoutée, est aussi appelée “Cavalerie” et va donner une idée à la Ministre des Finances.
Nous « donnons gratuitement » notre argent aux banques.
Les banques jouent cet argent en dépôt sur notre dos, sans coque.
Parfois, les banques gagnent et nous ne touchons rien, vraiment rien.
En ce moment, les banques perdent, et nous perdons sans soutien.
Alors, l’Etat magnanime vole au secours des riches.
Fort de l’expérience des USA, il se dit : moi aussi je vais faire de l’argent, chiche !
Comment ?
Sarko nous l’a dit, les caisses sont vides.
Alors sa Ministre des Finances a une martingale gagnante intrépide.
Sans insuffler de l’argent frais, Sarko garantit, de sa parole d’Etat (le peuple souverain), les emprunts que les banques françaises vont se faire, entre elles.
Le coût de la caution de l’Etat s’élève à 360 milliards d’euros à la pelle.
En retour, il rémunère sa caution et augmente la charge des banques en prenant un intérêt spéculatif, la fameuse martingale.
Il fait de l’argent, mais il augmente aussi la dette de l’Etat à plus 1,345 milliard d’euros (985+360), sans espèces tangibles, telle la cigale.
Il espère que les banques ne seront pas défaillantes.
Si une banque ne peut pas rembourser, c’est l’Etat qui paie la malveillante.
Avec quoi ?
Comme pour le Revenu de Solidarité Active, Sarko nous dira : « Je dois vous prendre, à vous, pour votre bien, votre salut de consommateur, de cochon de payant.
Le bouclier fiscal des riches, je dois toujours le protéger.
Les personnes qui ne peuvent pas manger, ce n’est pas grave, ils n’ont jamais mangé à leur faim.
Alors que nous, les riches, nous avons tout à perdre ».
Voilà la logique ultra-libérale.
Privatisation des profits, socialisation des pertes immorales.
René Louis Pestel
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