Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Le monde agricole réunionnais dans la tourmente -1
25 mai 2023, par
Bactrocera dorsalis est une mouche des fruits tropicale Qui se trouve généralement dans les onzes où les climats sont chauds et humides. Elle décime de nombreuses productions agricoles réunionnaises, entravant l’activité des agriculteurs.
Selon la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de La Réunion, cette mouche est similaire aux autres mouches de cette famille avec un cycle de vie très court et une fécondité élevée. La femelle peut pondre entre 800 à 1 500 œufs, soit près d’une vingtaine par jour.
Cette mouche a été détectée pour la première fois en 2003 dans l’Est de l’Afrique, elle s’est rendue par la suite dans des pays proches de La Réunion comme les Comores (2005), Mayotte (2007), Madagascar (2010) et l’île Maurice (2015).
Fin avril 2017, la mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis a été détectée par la FDGDON dans les communes de Le Port et de Saint-Paul. Il a été constaté que les larves se nourrissent de la pulpe du fruit, pourrissant celui-ci.
Parmi les fruits touchés à La Réunion, la FDGDON a recensé la mangue, la papaye, les agrumes, la goyave, le goyavier et les anones, la tomate, le piment, le café, le zévi, le jamrose et le jamalac, puis les chouchous.
Ainsi, une fois contaminé, le fruit a tendance à mûrir rapidement et à chuter précocement, ne pouvant plus être commercialisables. Extrêmement polyphage elle s’attaque à plus de 300 plantes hôtes (plantes cultivées et sauvages).
Les pertes économiques sont considérables pour les agriculteurs, car sa capacité d’invasion est fulgurante avec des pertes moyennes variant entre 20 et 25% avec des valeurs proches des 100% pour certaines parcelles de l’île. Selon la Chambre d’Agriculture, les dégâts sont estimés en 2019 à 2,5 M€ pour la filière fruits et à 5 M€ pour celle des légumes.
Selon le Département de La Réunion, cette mouche a pu arriver jusqu’à La Réunion, en raison du manque de contrôle aux entrées de l’île, et particulièrement au Port. En 2019, les autorités française et réunionnaise ont lancé une campagne pour lutter contre cette mouche originaire d’Asie centrale. Elle s’attaque à plus de 400 espèces de plantes cultivées et se répand partout dans le monde.
La meilleure façon pour se protéger des mouches des fruits est de les empêcher de se reproduire en détruisant les fruits piqués tombés au sol, en déposant ces fruits piqués dans un sac bien fermé, et en exposant le sac pendant 15 jours au soleil pour tuer les oeufs et les larves de la mouche qui sont à l’intérieur des fruits piqués.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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