Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Conquérir les marchés à l’export dans la zone
10 juin 2006

Club Export est une association créée en 1999 par plusieurs entrepreneurs réunionnais confrontés à l’impératif économique de s’ouvrir vers l’extérieur pour pallier le déficit chronique de balance commerciale. Elle compte aujourd’hui plus de 70 entreprises membres qui partagent la même volonté de mutualiser leurs moyens et expériences pour une représentation extérieure plus forte.
Comme le précise la Direction régionale du commerce extérieur (DRCE), La Réunion joue un rôle marginal dans les échanges extérieurs avec la France (environ 0,03% de ses exportations et 0,3% de ses importations) largement inférieur au poids de la population réunionnaise dans son ensemble.
Des obstacles et des atouts
Marché historiquement captif, La Réunion n’a pas de grande tradition à l’export. Un tiers des entreprises locales s’est lancé dans l’aventure, il y a 10 ans. Aujourd’hui, 15% des entreprises réunionnaises réalisent plus de 50% de leur chiffre d’affaires à l’export. Mais cela peut encore être amélioré. L’éloignement, l’étroitesse du marché local, le coût de la main-d’œuvre, le manque de ressources naturelles et énergétiques, une formation professionnelle inadaptée aux besoins des entreprises, un déficit de maîtrise des langues étrangères sont autant d’obstacles à l’exportation sur lesquels La Réunion doit encore travailler. Mais notre Région ultra-périphérique, membre de l’Union européenne, a aussi des atouts : son niveau d’infrastructures, son environnement réglementaire et juridique, le niveau technique et technologique de ses entreprises, sa population, son Université sa position géographique sont des attraits indéniables de notre île.
Des opportunités chez nos voisins
Un constat s’impose : les seules relations commerciales avec la métropole et l’Union européenne ne sauraient garantir à La Réunion une croissance future. Elle doit conquérir de nouveaux marchés. L’Île Maurice par exemple, avec qui le secteur privé réunionnais vient de passer un accord-cadre de coopération, représente une porte d’entrée vers les marchés anglo-saxons. C’est là qu’interviennent le Club Export et ses différents partenaires (ADIR, MEDEF, DRCE, CCIR, Université, SR21) pour permettre non pas seulement de multiplier les échanges vers l’extérieur, mais de développer des partenariats, des investissements et des implantations. Par des actions collectives, Club Export souhaite ainsi promouvoir les produits et les savoir-faire de ses membres lors de manifestations collectives dans la zone. Les membres échangent, s’informent et se forment sur les nouvelles mesures export, partagent des contacts avec les institutions des pays voisins comme avec les entreprises françaises qui y sont déjà implantées. L’objectif est d’améliorer l’environnement des affaires.
Stéphanie Longeras
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