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Le résultat d’une étude de l’INSEE porte un coup aux idées reçues
11 octobre 2019

Le résultat d’une étude publiée dans l’INSEE Flash paru hier montre une fois de plus que La Réunion n’est pas un petit marché. En 2017, les entreprises réunionnaises ont dégagé un chiffre d’affaires de 25,3 milliards d’euros, et une valeur ajoutée de 7,4 milliards d’euros. Cette valeur ajoutée est du même ordre de grandeur que la valeur des importations.
« En 2017, la valeur ajoutée dégagée par les entreprises marchandes réunionnaises est de 7,4 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires de 25,3 milliards d’euros. L’investissement, largement porté par les activités immobilières, s’élève à 2 milliards d’euros. Il est concentré sur quelques entreprises, puisque 5 % des entreprises hors micro-entreprises réalisent 94 % de l’investissement. Enfin, par rapport à 2016, la valeur ajoutée augmente de 4 %, mais cette hausse ne concerne que la moitié des entreprises.
Quatre secteurs contribuent fortement à la création de richesse : la santé humaine, l’action sociale et l’éducation (hors secteur public) ; les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien aux entreprises ; le commerce de détail ; et enfin, dans une moindre mesure, celui de la construction.
Les trois quarts des entreprises marchandes réunionnaises n’ont pas de salarié. Le quart d’entreprises restant emploie 94 600 salariés en équivalent temps plein. À La Réunion 12 100 entreprises comptent entre 1 et 9 salariés, 1 700 entre 10 et 249 salariés et 18 ont plus de 250 salariés.
Les entreprises investissent 2 milliards d’euros en 2017 (200 milliards d’euros France entière). À elles seules, les activités immobilières représentent la moitié de l’investissement total. Ce secteur finance ses investissements en grande partie grâce aux subventions : en 2017, 836 millions d’euros de subventions au titre des investissements réalisés en 2016 ont été versées.
Le taux de marge des entreprises employeuses augmente légèrement entre 2016 et 2017, passant de 27,6 % à 27,9 %, alors qu’il avait diminué entre 2015 et 2016.
L’investissement se concentre sur peu d’entreprises (figure 2) : les 5 % d’entreprises (1 800 entreprises) qui investissent le plus représentent 94 % de l’investissement total. Près des deux tiers des entreprises réunionnaises n’ont, quant à elles, réalisé aucun investissement en 2017.
Aussi, 5 % des entreprises du secteur marchand (hors micro entrepreneurs et micro-entreprises au sens fiscal), concentrent une grande partie de la création de richesse. Ainsi, elles réalisent 63 % de la valeur ajoutée. À l’opposé, 60 % des entreprises ne dégagent pas (ou très peu) de valeur ajoutée. L’économie réunionnaise est cependant moins concentrée qu’au niveau national où 5 % des entreprises réalisent 81 % de la valeur ajoutée.
Cette concentration se retrouve également au niveau de l’emploi : 5 % des entreprises emploient 65 % des salariés, tandis que 63 % des entreprises n’ont aucun salarié.
Entre 2016 et 2017, la valeur ajoutée des entreprises augmente de 277 millions d’euros (+ 4,1 % contre + 2,6 % en France). Les entreprises déjà existantes l’année précédente génèrent 325 millions d’euros de valeur ajoutée supplémentaire (+ 4,7 %), les nouvelles 127 millions d’euros, alors que les entreprises ayant cessé leur activité représentaient 176 millions d’euros de valeur ajoutée.
Pour les entreprises déjà existantes (hors micro-entreprises), la hausse de leur valeur ajoutée masque des réalités très différentes : il y a autant d’entreprises dont la valeur ajoutée augmente que d’entreprises dont la valeur ajoutée baisse. Pour un quart des entreprises, cette baisse est supérieure à 21 %. Les entreprises s’en sortent mieux si elles ont des salariés que si elles n’en ont pas (figure 3). En effet, un quart des entreprises sans salarié ont une valeur ajoutée en baisse de plus de 35 % contre 11 % pour les entreprises employeuses. À l’inverse, un quart des entreprises employant entre 1 et 9 salariés sont en très forte croissance avec une hausse de la valeur ajoutée de plus de 21 %. »
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Messages
11 octobre 2019, 10:30, par Aimé TECHER collectif OUBLI PA NOU
Merci d’avoir décidé de publier cette étude . J’ai pris de nombreuses notes et souligné la disparité entre les entreprises employeuses et les autres. J’ai aussi noté la concentration des investissements , des chiffres d’affaires entre les entreprises selon le nombre de salariés. Très instructif .J’apprécie.Merci encore.
Nous sommes en pleine campagne électorale et je sais que l’un des thèmes majeures des communistes est : l’emploi . Les chiffres publiés par l’INSEE nous obligent à réfléchir . Un exemple : comment pérenniser les entreprises locales qui n’ont pas de salariés et dont on sait que ces entreprises seront les premières à"fermer". Une action locale . Cela concerne nos concitoyens qui ont cru et qui ont investi en argent et en temps pour leur entreprises.Faut pas les décevoir ! .
Voilà peut-être une piste pour que nos jeunes concitoyens aient du travail et prêt de chez eux.Et le maintien des activités économiques pour la commune.Il n’y a pas de petites ou grosses entreprises : il n’y a que des femmes et des hommes qui travaillent.Il y a de l’humain .
C’est du concret .Pourquoi les candidats du P.C.R. n’iraient pas à la rencontre de ces employeurs qui n’emploient pas de salariées, salariés. De ces échanges sortiront des réponses et des solutions .Essayons d’aller vers l’autre .
Allons vers l’autre .Acceptons l’autre tel qu’il est et non tel que nous souhaitons qu’il soit. ÉCOUTONS sans a priori . Et si nous nous disons "il a peut-être raison ! ". Le PEUPLE a toujours raison .
Travailler et vivre au pays !
Le collectif OUBLI PA NOU
Aimé TECHER Porte parole