Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Economie de l’île de La Réunion, DOM et région ultrapériphérique de l’Union européenne
29 septembre 2005, par

Les exportations s’élèvent à 249 millions d’euros soit en hausse de 4.5% entre 2003 et 2004. Parmi les principaux postes, le sucre constitue le premier produit à l’exportation (45.6% du total) en diminution de 1.9% par rapport à l’année 2003.
Prés de 70 % des exportations de biens concernent les produits alimentaires. En effet, le sucre est la première richesse de la Réunion. Son importance tient à diminuer puisqu’il représentait 81% du total des exportations en 1980, signe d’une diversification dans la structure des exportations.
La recette liée aux exportations de sucre ne représente plus que 46.53% de la recette totale, soit 116 millions d’euros en 2004.
Les produits marins
Pour ce qui est du secteur des produits de la mer, il apparaît actuellement comme un marché dynamique à l’exportation, bien qu’il ne représente encore que 14.36% du total. Ce marché est très largement destiné au Japon et aux États-Unis qui absorbent une bonne partie de la production.
En effet, le marché américain absorbe prés de 7.6 millions d’euros de poissons, en progression de 34% en valeur et de 21% en volume pour l’année 2004. Quant au Japon, il reste le partenaire privilégié de l’île avec 12.2 millions d’euros de produits achetés dont 11.9 millions d’euros de poissons et crustacés. Le fort potentiel en poissons pélagiques dans la zone océan Indien à travers la filière pêche fraîche tropicale représente pour La Réunion une ouverture commerciale intéressante sur les marchés internationaux, d’autant plus que le prix à la vente en vigueur sur ces marché sont attractifs. Mais certains pêcheurs pratiquant le “long-line” vendent une partie de leur production sur le marché local au lieu d’exporter. Cette attitude résulte de la combinaison de plusieurs facteurs :
- la pêche fraîche tropicale impose un temps très court entre la capture et la consommation. Ce délai est difficile à respecter notamment en période d’été austral en raison d’une possible carence de la capacité du fret aérien. À cet obstacle, s’ajoute le coût du fret qui, malgré les aides, est un frein à l’exportation du thon vers le Japon et rend difficile l’exportation du poisson vers des pays comme l’Angleterre, l’Italie ou la Suisse qui représente des acheteurs potentiels importants.
- L’exportation passe également par la transformation et la présentation du poisson. La transformation du poisson à La Réunion est réalisée par plusieurs unités industrielles. Certaines de ses structures relèvent directement de sociétés maritimes, ce qui par conséquent limite parfois l’accès des petits pêcheurs locaux aux instruments de transformations du poisson.
Les boissons, biens d’équipement et autres
Les boissons représentent 4.5% des exportations globales de La Réunion. Les exportations de rhum sont principalement dirigées vers la Métropole et l’Europe. L’exportation d’eau minérale et d’eau de source est en forte hausse et représente 0.6 millions d’euros.
Les biens intermédiaires sont des produits destinés aux pays de la zone tels que des produits sidérurgiques, peintures, vernis... Les flux sont souvent modestes.
Les biens d’équipement sont composés de machines et d’appareils de toutes sortes. Les quantités sont non négligeables, mais il s’agit plutôt d’opérations commerciales de réexportation ou de revente de matériel usagé. La Réunion n’exporte pas ou peu de machines fabriquées localement.
Enfin les biens de consommation courante regroupent un grand nombre de postes quelque peu hétéroclites. L’absence d’avantage quelconque de l’économie pour leur production et le peu d’importance des services qui accompagnent leur vente (pas de problème d’installation et peu de service après vente) expliquent leur très faible importance d’ensemble.
L’analyse de la structure de l’exportation nous montre la nécessité de la mise en place des relations commerciales durables et solides. L’enjeu est d’autant plus important pour La Réunion où le taux de chômage atteint prés de 35 % de la population active. L’exportation vers l’étranger est un signe d’ouverture sur l’économie mondiale et correspond à des opérations génératrices de devises.
Le soutien des entreprises exportatrices, la mise en place de missions en Chine, en Inde ou en Afrique du Sud et l’intégration de l’île dans des ensembles régionaux sont primordiaux. La Réunion ne doit pas uniquement regarder vers Paris, mais aussi vers les autres rivages notamment du grand océan Indien.
Risham Badroudine
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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