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Inflation : le niveau des dépenses contraintes grimpe
15 mai 2023, par

À cause de l’inflation, le poids des dépenses contraintes a grimpé durant les derniers mois, selon le dernier baromètre réalisé par CSA Research pour LesFurets. Il atteint la somme de 1195 euros par mois en moyenne, soit 38% des revenus mensuels net moyens des ménages.
Il s’agit d’un nouveau record depuis la création de ce baromètre en 2020, a souligné LesFurets, site spécialisé en comparaison des prix. Par rapport à la précédente édition de cet indice, datant d’octobre 2022, la hausse atteint 100 euros par mois, soit +9%. « +9% en six mois, c’est clairement du jamais-vu », a indiqué qu journal Le Parisien Cédric Ménager, directeur général du comparateur.
Cette hausse s’explique par l’explosion de trois postes de dépenses en particulier : l’énergie, les transports et l’assurance. Avec la hausse, bien que limitée à 15%, des tarifs de l’électricité et du gaz en début d’année, le budget moyen mensuel des Français pour la première est passé de 97 à 103 euros, et pour le deuxième de 97 à 110 euros.
Côté transports et hausse des prix des carburants, les dépenses à la pompe passent de 123 à 132 euros par mois. Or Cette étude a été réalisée en mars dernier, soit avant le reflux des prix dans les stations-service.
Enfin, « les différents contrats d’assurances subissent eux aussi l’inflation », a souligné LesFurets. L’assurance automobile est passée par exemple de 86 à 91 euros mensuels, la mutuelle santé de 98 à 104 euros et l’assurance habitation de 61 à 70 euros.
Ce sont les catégories populaires qui voient le poids de leurs dépenses contraintes le plus augmenter. Chez les Français les plus pauvres, soit ceux dont le revenu mensuel net est inférieur à 900 euros, il représente 86%, soit 1141 euros par mois, contre 80% en octobre 2022 (1017 euros). Une part qui diminue à 63% chez les catégories modestes, entre 35 et 47% chez les classes moyennes et même à 21% chez les hauts revenus.
De plus, les couples avec deux enfants ont des dépenses contraintes qui ont fortement augmenté sur les six derniers mois, passant de 1595 euros mensuels à 1728 euros, soit 44% de leur budget. L’augmentation des dépenses liées aux services financiers, à la communication ou encore à la santé explique cette envolée.
Les observateurs ont constaté une hausse historique de la collecte du livret A au premier trimestre (près de 20 milliards d’euros), seul un Français sur deux (52%) dit parvenir à mettre de l’argent de côté. Trois Français sur dix (29%) rapportent peiner à boucler leur budget, tandis qu’ils sont 19% à confier tirer sur leurs réserves ou s’endetter.
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