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La semaine du micro-crédit
26 mai 2007

Tout au long de cette semaine, les conseillers de l’ADIE ont informé le public et ont conseillé ceux qui étaient intéressés dans la démarche à suivre pour obtenir un micro-crédit. A Saint-Pierre, jeudi, ce sont cinq conseillers ADIE et trois stagiaires qui ont accueillis en une seule journée, environ 100 personnes.
Pour Jimmy Rindiou, conseiller ADIE, « devant un tel engouement du public, on peut dire que notre objectif est déjà atteint ».
Le micro-crédit est destiné des personnes au chômage, allocataires du RMI, salariés précaires ou même travailleurs indépendants exclus du système bancaire classique et désireux de créer leur propre entreprise. 95% des personnes financées par l’ADIE sont demandeurs d’emploi, et parmi eux, 60% sont bénéficiaires des minima sociaux.
Depuis sa création, l’Association a aidé à la création de plus de 35.000 entreprises, générant ainsi plus de 42.000 emplois en France. A La Réunion, ce sont près de 225 emplois qui ont été créés l’année dernière avec la création de 187 entreprises. En 2006, le taux de remboursement des prêts a atteint les 93%. Que vous ayez un projet finalisé qui n’attend plus que le crédit ou simplement une idée de création d’entreprise, les conseillers de l’ADIE sont à votre écoute.
L’ADIE aide tout type de projet
Les critères de décision sont la viabilité, la capacité et la détermination du porteur de projet. « En effet, il est nécessaire que le porteur du projet n’ait pas accès au crédit bancaire et nous ayons confiance dans le projet, dans l’individu et dans sa capacité de remboursement », précise Jimmy Rindiou. La majorité des créations s’effectue dans le secteur des services, du petit commerce et de l’artisanat. En effet, Jean-Luc, 45 ans, s’est rendu hier matin au forum car après les années qu’il a passé à travailler dans une entreprise de bâtiment, il souhaite aujourd’hui se mettre à son propre compte. Sans aucune qualification, il dispose néanmoins d’une longue expérience dans le domaine. Il est avant tout venu chercher des informations au stand de l’ANPE pour la création d’entreprise.
Par contre pour la jeune Chantal, 27 ans, diplômée et actuellement au chômage, son projet est déjà finalisé. Son projet d’institut de beauté n’attend plus que le micro-crédit. « C’est vrai que lorsqu’on est jeune, les banques ne nous font pas confiance d’autant plus lorsqu’on est au chômage. Mais il faut bien qu’on trouve de l’argent pour commencer », explique la jeune femme.
À La Réunion, le taux de pérennisation est de 71% à 3 ans
Le taux de pérennité des entreprises financées au niveau national, 64% après 2 ans d’existence et 54% après 3 ans, est identique à celui constaté pour les entreprises individuelles. A La Réunion, le taux de pérennisation est de 71% après 3 ans d’existence.
Le porteur de projet contacte l’ADIE après avoir préalablement constitué son dossier de création ou de reprise d’entreprise. Il faut savoir également que dans certains cas, l’ADIE aide au montage du projet, sinon, il le renvoie vers un partenaire technique. L’ADIE évalue alors la fiabilité du projet et le soumet à un comité de crédit composé de bénévoles (banquiers, chefs d’entreprise, experts-comptables, etc), chargés de statuer sur l’octroi du micro-crédit.
Lorsque le micro-crédit est accordé, l’ADIE propose aux micro entrepreneurs un accompagnement personnalisé et correspondant à leurs besoins en termes de gestion, démarches administratives, politique commerciale, communication, conseils juridiques...
Pour favoriser les échanges et permettre ainsi aux nouveaux micro entrepreneurs financés de bénéficier de l’expérience des personnes déjà réinsérées dans le circuit économique, l’ADIE organise des rencontres au sein de l’association.
Il vous reste encore aujourd’hui un rendez-vous sur la place de la mairie de Saint Pierre, pour vous renseigner sur le micro-crédit, et soumettre votre projet aux conseillers de l’ADIE.
Sophie Periabew
L’ANPE soutient l’action de l’ADIE
L’ANPE met à la disposition des chercheurs d’emploi une large gamme de services dans le domaine de la création d’entreprise : documentation, ateliers d’aide, évaluations de projet, etc... Chaque année, près de 300.000 créations et reprises d’entreprises ont lieu en France. Plus d’un tiers des créateurs sont des demandeurs d’emploi. La création d’entreprise représente un chemin pour créer son propre emploi. A terme, ces créations d’entreprises génèrent également des embauches. Autant de motifs qui incitent l’ANPE à proposer des services aux demandeurs d’emploi à tous les niveaux de leur réflexion. Or, créer une entreprise nécessite un minimum de financement. Même si cet apport initial est souvent peu élevé puisque 36% des créateurs d’entreprise démarrent leur activité avec 4.000 euros, il représente un frein pour certains demandeurs d’emploi.
L’ANPE soutient l’action de l’ADIE parce qu’en donnant aux plus démunis les moyens de se lancer dans la création d’entreprise, elle favorise la réinsertion de personnes en difficulté et participe au renforcement de la cohésion sociale du pays.
Source ADIE
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