Economie

“Le Monde” révèle dans une nouvelle enquête basée sur l’exploitation de données publiques, la face cachée du paradis fiscal du Luxembourg.

Témoignages.re / 19 février 2021

C’est une enquête fastidieuse, d’un nouveau genre. Contrairement aux “Lux Leaks” ou au “Panama Papers” qui doivent leur origine à une fuite de documents privés transmis à la presse, “Open Lux” est le résultat d’analyses de données publiques, mises en ligne par le Luxembourg.

Que révèle OpenLux ?

“Le Monde” dévoile dans cette enquête réalisée avec seize autres médias internationaux que près de la moitié des 140 000 sociétés enregistrées au Luxembourg sont des holdings financières étrangères (qui détiennent des participations dans d’autres entreprises) attirées par les exonérations d’impôts.

Ces sociétés offshore totalisent environ 6 500 milliards d’euros d’actifs et participent à la construction d’une économie artificielle, sans ancrage local. Derrière ce paradis fiscal : des entreprises du CAC 40, des grandes fortunes, des sportifs, des artistes et des criminels. Des fonds suspectés de provenir d’activités criminelles comme la Mafia italienne ‘Ndrangheta sont ainsi dissimulés au Luxembourg.

Parmi les propriétaires de ces sociétés, près de 90% sont contrôlées par des non-Luxembourgeois. Plus étonnant, les Français arrivent en tête du classement avec plus de 17 000 sociétés.

Cette enquête confirme que le Luxembourg agit comme un aimant pour les fonds d’investissement, absorbant une bonne partie des fortunes du monde. “La conclusion est sans appel : le Luxembourg reste un acteur-clé de l’évasion fiscale en Europe”, explique le quotidien.

Les révélations s’enchainent sur l’évasons fiscale qui mêle mafia et paillette, mais aussi beaucoup de grandes fortunes. A la fin, les seuls impactés sont les contribuables .