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4 juin, parNos peines
17 millions de nouveaux travailleurs chaque année et Zone de libre-échange continentale en 2021
12 septembre 2020

17 millions de jeunes entrent chaque année dans la population active en Afrique. Face à ce défi, le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) a établi une feuille de route pour la réforme de l’OMC. Il appelle à ce que le développement soit au centre de la réforme de l’OMC et constate que les subventions agricoles et les barrières non tarifaires mises en évidence comme un obstacle spécifique au développement.
À la suite de la réunion organisée hier par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) sous l’égide de l’Afreximbank, un communiqué appelant à un large éventail de réformes a été adressé aux États membres de l’OMC et aux huit candidats présélectionnés au poste de directeur général de l’OMC.
Ce communiqué fait suite à de nombreuses consultations entre les membres du PAFTRAC et ses partenaires institutionnels ainsi qu’à une enquête auprès de 200 dirigeants africains du secteur privé. Un certain nombre de recommandations ont été faites pour assurer une croissance du commerce mondial plus équitable pour tous.
Ignorer la voix de l’Afrique et des économies émergentes aura des conséquences dramatiques pour l’OMC à un moment où le multilatéralisme s’estompe.
Le président d’Afreximbank a souligné que « l’Afrique joue un rôle important mais largement sous-estimé dans l’économie mondiale. La part mondiale du commerce de l’Afrique était tombée de 4,4 % en 1970 à 2,5 % aujourd’hui, tandis que la part de l’Asie était passée de 7,7 % à 20 % au cours de la même période. Des marchés fragmentés et des contraintes persistantes du côté de l’offre, des barrières tarifaires douanières et des normes très strictes sur les produits finis africains, concourent à limiter le potentiel du continent à progresser dans le commerce mondial. »
Les questions de développement doivent être au centre du programme de réformes de l’OMC. Les pays africains exigent un traitement spécial et différencié qui leur permette plus de flexibilités et des marges de manœuvre suffisantes pour soutenir leurs industries locales et faire progresser ainsi le développement du continent.
L’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAf) entrera en vigueur en 2021, L’intégration africaine dans le cadre de la ZLECAf et l’établissement d’un marché commun africain ne doivent pas être compromis par des négociations multilatérales.
Un secteur privé compétitif puissant peut aider par une croissance rapide de l’économie et du commerce à offrir des emplois aux 17 millions de jeunes Africains qui entrent sur le marché du travail chaque année, estime le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé.
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