Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
22 juin 2023, par

Encore une fois en tentant de polémiquer sur la position de la CGPER, Le Président de la chambre d’agriculture se trompe un nouvelle fois de combat.
Monsieur Le président, il ne s’agit pas de combattre la position de la CGPER vis-à-vis de l’importation d’orange d’Égypte, mais bien de condamner fermement voire d’interdire dans l’avenir que la grande distribution mette à mal une filière déjà fragilisée par les charges et les contraintes qui pèsent sur le secteur des fruits et légumes à La Réunion.
Il ne s’agit pas de s’opposer aux autres syndicats, en leur reprochant de ne rien faire, quand l’instance chargé de défendre les filières agricoles se contente de déplorer l’importation des agrumes d’Égypte au lieu de mettre sur la table ce problème et de trouver des solutions pour empêcher le dumping qui est pratiqué.
La chambre d’agriculture et les agriculteurs méritent plus que cette « guéguerre » que vous cherchez à instituer. La chambre d’agriculture a les moyens et doit avoir la volonté de s’opposer à cette politique des grands importateurs et de la grande distribution. Sinon c’est qu’elle est impuissante à défendre nos agriculteurs.
Vous affirmez dans votre communiqué que déjà par le passé, le même procédé a été utilisé par ces grands importateurs pour la mangue d’Égypte, pour la pomme de terre, ou pour l’ail et l’oignon.
Vous faites ainsi la preuve que « s’insurger et déplorer » n’a pas empêcher les mêmes pratiques de se reproduire aujourd’hui avec des oranges d’Égypte vendues à moins de 90 centimes d’Euros dans certains supermarchés de l’île. Vous faites ainsi la preuve de votre impuissance…
Nos agriculteurs et nos filières agricoles locales méritent mieux que cette polémique que vous tentez d’instituer, sans doute pour ne pas prendre à bras le corps la défense de nos agriculteurs contre la grande distribution.
Mettons toutes les cartes sur table et débattons avec les importateurs des solutions à mettre en place pour protéger les filières locales.
Il ne s’agit donc pas de passer des accords privés entre camarades, pour la production de sucre bio à La Réunion, mais bien de protéger les agriculteurs de ces coups de Jarnac de la grande distribution.
Nous en avons les moyens, par un plus stricte contrôle des services et notamment en empêchant le dumping et la vente à perte.
Mais en avez-vous la volonté.
Si oui nous serons présents autour de la table, Si non, ne comptez pas sur nous pour polémiquer avec vous, alors que la grande distribution met à mal nos politiques publiques et nos filières agricoles.
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