Economie

Le Secrétaire général du PCR invité à participer aux travaux sur le « modèle agricole de demain »

Lettre du président du Département à Maurice Gironcel

Témoignages.re / 19 mars 2019

Dans un courrier adressé à Cyrille Melchior le 21 janvier dernier, Maurice Gironcel avait fait part des conséquences du retard dans le versement par l’État des indemnités pour les agriculteurs touchés par les effets de trois tempêtes l’année dernière, et proposait au Département d’intervenir. Dans sa réponse au Secrétaire général du PCR en date du 13 mars, le président du Département détaille les aides exceptionnelles versées par la collectivité suite à ces événements climatiques, et indique que le Département participe avec d’autres partenaires à définir « modèle agricole de demain ». Cyrille Melchior propose à Maurice Gironcel de participer aux prochaines séances de travail à ce sujet. Voici le contenu de ce courrier.

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Une coupeuse-tronçonneurse à l’oeuvre dans le champs de cannes devant l’usine.

Monsieur le Secrétaire Général,
J ’ai examiné avec un vif intérêt votre correspondance du 21 janvier dernier, par laquelle vous m’alertez des difficultés rencontrées par les planteurs de canne, en lien avec les pertes importantes occasionnées par le passage successif de plusieurs cyclones en 2018. Vous attirez en particulier mon attention sur le retard de paiement des indemnisations mises en place par l’Etat au titre de la reconnaissance de calamité agricole, et sollicitez en conséquence une intervention de la collectivité départementale.
La situation des planteurs de canne que vous évoquez, est bien évidemment une préoccupation partagée, et je ne peux également que regrettez les retards de paiement des indemnisations de l’Etat. J’ai en effet été a l’écoute de nombreux professionnels de la filière, qui m’ont rapporté des difficultés importantes de trésorerie pour la bonne relance de la campagne 2019.
C’est l’une des raisons qui a motivé une intervention exceptionnelle et volontariste du Département en direction des exploitants canniers avec le financement, a hauteur d’un montant de 2,5 millions d’euros, des fertilisants nécessaires a la relance des productions, mais également une remise de facture d ’irrigation, pour une enveloppe prévisionnelle de 550 000 euros.
ll s’agit donc d ’une enveloppe conséquente, plus de 3 millions d’euros, qui est mobilisée pour les planteurs, avec la priorité qui est désormais de regarder l’avenir, relancer les productions et éviter que les difficultés rencontrées en 2018 ne viennent pénaliser également la campagne 2019.
Par ailleurs et au-delà de la filière canne, la collectivité a également financé la relance de l’ensemble des autres productions sinistrées par les événements Berguitta, Dumazile et Fakir (maraichage, horticulture, élevage, etc.), pour un montant de 3,5 millions d’euros, ainsi que la réparation de près de 84 km de chemins agricoles sévèrement endommagés par les intempéries, pour un montant de 2 millions d’euros.
Comme vous le voyez, la réponse du Département en direction du monde agricole a donc été à la fois conséquente (8,5 millions d’euros d’aides allouées), globale et diligente (près de 6 millions d’euros déjà versés). En conséquence, une intervention supplémentaire de la collectivité, destinée de surcroit à compenser un retard dans la mise en œuvre des indemnisations de l’Etat ne me semble pas indiquée. Pour autant, je ne manquerai pas de sensibiliser Monsieur le Préfet sur les conséquences qui s’y rattachent pour nos agriculteurs et nos planteurs de canne en particulier.

Soyez dans tous les cas certain de l’implication du Département aux cotés du monde agricole, qui remplit des fonctions socio-économiques que je juge indispensables au bon équilibre, et au développement de notre territoire.
C’est pourquoi la collectivité mène, en partenariat avec la profession agricole, l’Etat et les collectivités, une étude de grande envergure destinée à déterminer le « modèle agricole de demain ». L’avenir de la canne, la recherche d’autosuffisance alimentaire, le déploiement d’outils de transformation de nos produits locaux, l’export des productions dites « de niche », où le développement de nouvelles filières a fort potentiel constituent autant de questions qui seront examinées dans le cadre de cette étude.

Dans ce cadre, et considérant votre intérêt signalé concernant les réflexions rattachées a la filière canne, Je ne manquerai pas de vous associer aux prochaines séances de travail sur ce sujet.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de ma considération distinguée.

Le Président du Conseil Départemental