Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Stratégie
18 septembre 2012

Dans un communiqué diffusé hier, l’INSEE fait le point sur les arrivées touristiques du premier semestre. Le tourisme d’agrément diminue et c’est donc le tourisme affinitaire qui vient au secours de La Réunion. Alors que le budget de l’IRT a connu une spectaculaire inflation, force est de constater que le nombre de touristes d’agrément n’a pas connu la même progression.
Au premier semestre 2012, La Réunion a accueilli 210.800 touristes, soit 5% de plus qu’au 1er semestre 2011. Sur cette période, le tourisme affinitaire augmente de 10% et atteint son meilleur niveau, alors que le tourisme d’agrément diminue de 2%. Le tourisme d’affaires progresse, lui, de 7% et retrouve son niveau de 2 010.
Le nombre de touristes en provenance de France métropolitaine, des pays européens et de Maurice est moins nombreux, alors que les touristes résidant dans les autres pays progressent fortement (+ 69%), notamment ceux venant de Nouvelle-Calédonie et d’Australie.
Conséquence du retour des touristes affinitaires, l’hébergement chez des amis ou de la famille progresse de 18%. La part de ceux qui sont allés principalement à l’hôtel ou en résidence de tourisme recule de 5 points. La location meublée continue d’attirer (+ 4,6%), mais s’essouffle.
Les touristes ont moins séjourné à l’hôtel, et y sont aussi restés moins longtemps. Mais tout mode d’hébergements confondus, les visiteurs ont légèrement prolongé leur séjour sur l’île.
Les dépenses des touristes ont augmenté de 3% en un an : au premier semestre 2012, 153 millions d’euros ont été dépensés.
Lors du séjour à La Réunion, un « ménage-touriste » a dépensé en moyenne 1300 euros. Les dépenses liées à l’hébergement baissent de 4%, alors que les dépenses de loisirs croissent de 5%. Quant aux dépenses de restauration et de location de voiture, elles restent au même niveau qu’en 2011.
| La confirmation
A la lecture du communiqué de l’INSEE, il apparaît que la baisse de la fréquentation des touristes français est en partie compensée par une forte progression d’arrivées en provenance de l’Australie et de la Nouvelle-Calédonie. La décision de fermer la ligne entre La Réunion et ces deux pays va donc donner un coup d’arrêt à cette progression. Voilà qui démontre que l’ouverture de la liaison La Réunion-Sydney-Nouméa allait bien finir par tourner à plein régime et donc à apporter une contribution à notre économie. C’est bien la confirmation que les difficultés d’Air Austral sont liées à la hausse des prix du carburant, et pas à l’ouverture de lignes vers l’Océanie comme certains voudraient le faire croire. |
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