La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Pêche illégale
26 juin 2004

Hier matin, le navire de pêche "Apache" (Honduras) a été intercepté par le patrouilleur austral de la marine nationale "Albatros" à 150 nautiques au Nord-Ouest de la zone économique exclusive des Terres australes et antarctiques françaises. Ce navire, pisté depuis le 17 juin, est soupçonné d’infractions à la pêche dans les TAAF. Après son refus d’obtempérer aux injonctions de l’"Albatros", le patrouilleur a dû avoir recours aux tirs de semonces afin de faire stopper le navire. Une fois à bord, l’équipe de visite a pu établir les premières constatations d’infraction et l’"Apache" est maintenant dérouté vers La Réunion.
Le 17 juin, au cours de sa mission de surveillance des pêches dans le Grand sud, le patrouilleur "Albatros" repère un écho dont la position a été donnée grâce au système RADARSAT, alors qu’il croise dans la Zone économique exclusive (ZEE) australienne de Heard. Le navire prend une route de fuite au Nord, entrant alors dans la ZEE des Kerguelen. Se sachant suivi, le navire déclare tardivement son entrée dans la ZEE française. Il s’agit de l’"Apache", battant pavillon du Honduras. Ce navire de pêche de 50 mètres avec 40 personnes à son bord, déclare 60 tonnes de légine à son bord. Les conditions météorologiques exécrables (vent de 45 nœuds, creux de 10 mètres) ne permettent pas à l’"Albatros" de se porter au contact de l’"Apache".
Cependant, quelques jours plus tard, le 21 juin, alors que le patrouilleur se trouve en phase de harcèlement en limite Ouest de la ZEE des TAAF, le CROSS-centre de surveillance des pêches des affaires maritimes, lui signale trois échos. L’"Albatros" se porte alors à leur rencontre aux fins d’identification. Le premier navire rencontré dans une zone, proche de la ZEE, fréquentée traditionnellement par les braconniers, se révèle justement être l’"Apache". L’"Albatros" entame alors une séquence d’interrogation par radio, mais le navire refuse toute montée à bord.
A ce stade, compte tenu notamment de la cinématique des navires et des conditions météorologiques, le CROSS réoriente la mission du bâtiment de la marine nationale.
Dans la nuit du 23 juin, un navire est positionné à environ 150 nautiques au Nord-Ouest de la ZEE des Kerguelen. L’"Albatros" se porte à sa rencontre et le rattrape hier à l’aube : il s’agit une nouvelle fois de l’"Apache".
Procédant à une nouvelle phase d’interrogation et se voyant opposé un nouveau refus d’accès à bord, l’"Albatros" effectue des tirs de semonce, toutes les conditions étant alors réunies. Devant la détermination de l’"Albatros", le capitaine du palangrier se soumet à la visite.
Une demi-heure plus tard, l’équipe de visite est à bord et établit les premières constatations. Différents éléments de preuve d’infractions à la réglementation des pêches en zone économique française conduisent le directeur des Affaires maritimes à ordonner le déroutement du palangrier vers La Réunion. Le convoi est prévu arriver en fin de semaine prochaine où débutera alors une phase judiciaire.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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