La pénurie d’eau, nouveau facteur d’instabilité politique ?
23 juin, parAprès Madagascar, manifestation à Maurice
Mobilisation de la CGPER : le Département promet le versement des aides d’urgences liées aux cyclones d’ici le 30 juin
14 mai 2022, par

Hier à Saint-Pierre, la CGPER organisait une mobilisation à l’antenne Sud du Conseil départemental. Le syndicat a alerté sur le retard pris dans le versement des aides d’urgence qui doivent revenir aux agriculteurs sinistrés par les cyclones Batsiraï et Emnati. Les maraîchers n’ont plus de trésorerie suffisante pour investir dans la replantation, d’où une crise de sous-production qui entraîne une hausse des prix.
Depuis plusieurs semaines, les Réunionnais doivent faire face à une hausse importante des produits de première nécessité. Cela ne concerne pas seulement les aliments importés, mais également la production locale. Des critiques visent les agriculteurs, qui sont suspectés de profiter de la situation et donc d’augmenter abusivement leurs marges. Mais la réalité est toute autre. Les maraîchers n’ont plus de trésorerie suffisante pour investir dans la replantation, d’où une crise de sous-production qui entraîne une hausse des prix.
La CGPER rappelle que cette situation s’explique par les deux cyclones qui ont touché La Réunion cette année. A peine les plantations ravagées par Batsirai étaient remises en culture que notre île subissait les conséquences d’Emnati.
Comme à chaque catastrophe, les pouvoirs publics ont affirmé leur solidarité. Paris avait même dépêché un ministre pour venir constater les dégâts de Batisrai. Devant les caméras, des engagements ont été pris par le Département, une aide dite d’urgence devait être versée aux agriculteurs. Trois mois plus tard, l’aide d’urgence se fait toujours attendre.
Or, de nombreux maraîchers sont au bord de la faillite. Ils n’ont plus la trésorerie nécessaire pour replanter, par conséquent, il n’y a plus de production sur les exploitations. Dans ces conditions, comment s’étonner de la hausse des prix ?
Une délégation conduite par Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, a été reçue par Serge Hoarau, vice-président du Département délégué à l’Agriculture. Un point a été fait sur cette revendication. Sur 1300 dossiers, 800 demandes sont encore en souffrance. Le Département a justifié ce temps de traitement jugé excessivement long par les agriculteurs. Cette situation a provoqué un surcroît de travail alors que les effectifs du Département sont les mêmes. Selon Serge Hoarau, les 800 demandes encore en attente seront traitées d’ici la fin du mois prochain. Autrement dit, les aides d’urgence liées aux cyclones seront versées aux agriculteurs d’ici le 30 juin.
Le versement de cette aide d’urgence va donc permettre d’avoir des moyens pour replanter. La relance de la production permettra donc aux agriculteurs réunionnais d’assurer leur mission de nourrir la population. Il reviendra alors aux intermédiaires et aux commerçants de ne pas profiter de la pénurie des importations pour augmenter abusivement leurs marges et ainsi maintenir les prix à des niveaux intolérables pour la majeure partie de la population.
M.M.
Après Madagascar, manifestation à Maurice
Mézami zot i koné lérop i sort sign avèk nout bann voizin in akor komèrssyal — i apèl APE — pou pèrmète in pé tout marshandiz rant dsi lo téritoir (…)
In kozman pou la rout
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