Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Foncier, agriculture bio, loi et convention annuelle
5 décembre 2005

Estimant que le sucre et la pêche sont 2 problèmes d’actualité, le PCR propose au ministre de l’Agriculture de se prononcer sur d’autres problèmes.
"Selon nous, les conditions existent pour développer à La Réunion des productions légumières et fruitières biologiques", a notamment expliqué Élie Hoarau qui considère que la demande en France et en Europe est très forte. L’agriculture bio est "un secteur porteur vers lequel nous pourrions nous orienter", avance-t-il.
Mais l’actualité impose sans doute un préalable.
Dans la lutte contre le chikungunya qui infeste notamment les meilleures zones agricoles de l’île, les pouvoirs publics ont opté pour des moyens chimiques plutôt que biologiques. Les premiers constituent un moyen de lutte agressif tant pour les humains que pour les réserves d’eau et les insectes autres que les moustiques. Le ministre de l’Agriculture peut-il intervenir auprès de son collègue de la Santé pour appeler à une lutte biologique ? Une problématique souvent posée est celle de la satisfaction des besoins locaux, notamment de la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux...). Cela suppose certaines adaptations pour répondre aux normes exigées et aussi pour être compétitifs. "L’État peut-il encourager cette orientation ? Avec quels moyens ?", demande Élie Hoarau.
Le développement de l’agriculture à La Réunion nécessite une préservation des terres. Sous la pression de la demande en construction de logements, la surface agricole a tendance à diminuer. Un des moyens pour le préserver passe par une refonte des dispositions de la défiscalisation sur l’immobilier. Le ministre de l’Agriculture pourrait interpeller son collègue de l’Outre-mer à ce sujet.
Le 16 novembre dernier, lorsqu’il admettait, devant les députés, la nécessité de faire un effort supplémentaire pour l’agriculture des DOM, Dominique Bussereau s’interrogeait sur les modalités de mise en application de cette aide. Faut-il passer par une loi ou bien par une série de mesures pouvant être décidées au coup par coup ?
"Pour notre part, nous souhaitons l’adoption d’une loi. Qu’importe qu’elle soit une loi d’orientation ou une loi programme. Elle doit fixer, selon nous, des orientations essentielles mais surtout préconiser une programmation pluriannuelle des efforts à faire, notamment financiers. Cette loi pourrait avoir pour échéance fin 2013 qui marque à la fois la fin de la PAC et de la réforme sucre", propose Élie Hoarau.
Le secrétaire général du PCR précise sa proposition : cette loi, dit-il, "pourrait inviter à la mise en place d’une convention agricole qui réunirait tous les ans les acteurs concernés - représentants du gouvernement, élus, professionnels - qui ferait le point sur l’avancée de la loi et proposerait de nouvelles initiatives. Cette convention pourrait se réunir à l’occasion de la Foire agricole de Bras Panon".
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