La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie Réunion
29 juin 2004

La Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion a adopté hier, lors de son assemblée générale, les comptes 2003 de l’institution ainsi que ceux des concessions portuaires, de l’aéroport et de la direction de la formation. Une adoption sans aucun débat.
L’examen des comptes 2003 de la CCIR a commencé par celui des Services aux entreprises qui ont vu le nombre de ressortissants accentuer. Avec 21.800 établissements, c’est une progression de 12% par rapport à 2002, qui était elle-même en croissance de 8% par rapport à 2001 où les ressortissants étaient moins de 18.000. De façon logique, cette augmentation se retrouve sur l’activité des services d’accueil. Les formules "matinées du créateur" qui sensibilisent les porteurs de projet de façon collective ont compté 1.370 participants, contre 590 en 2002.
De nouvelles orientations ont été soutenues comme RENATOUR, la Semaine de la modernisation et de la franchise, l’étude du Parc national des Hauts, une mission à Madère et Ténériffe pour identifier des pistes de synergies entre les régions ultrapériphériques... D’autres actions ont été lancées pour accroître le rayonnement de La Réunion dans la zone océan Indien.
Les charges de fonctionnement des services aux entreprises sont conformes au budget 2003 avec 7.060 millions d’euros (+15%.) Les produits ont augmenté de 10,4% pour atteindre 7.190 millions d’euros. Au final, le résultat est donc positif de 130 millions d’euros. La direction des Services aux entreprises n’a pas vocation à être bénéficiaire, mais à optimiser le service rendu au client. Cependant, l’effectif est incomplet pour cet exercice.
Pour le Service général, les investissements se sont élevés à 846.000 euros, les charges à 11 millions 593.000 euros. Les produits de fonctionnement de l’exercice 2003 se sont élevés à 12 millions 140.000 euros. Le Service général a perçu en 2003 près de 5 millions 901.000 euros d’IATP (Impôt additionnel à la taxe professionnelle). Le résultat d’exploitation de l’exercice 2003 est de 547.000 euros, il est donc supérieur à celui budgétisé qui était de 427.000 euros. La capacité d’autofinancement dégagée au cours de l’exercice est également supérieure à celle budgétisée 338.000 euros contre 167.000 euros. Le fonds de réserve cumulé fin 2003 s’élève à 3 millions 896.000 euros, ce qui représente environ trois mois du budget de fonctionnement.
Pour l’ensemble de la Chambre, le budget exécuté 2003 s’est élevé à 106 millions d’euros dont 85,2 millions au titre du budget de fonctionnement. Le montant des investissements (14,1 millions d’euros) est inférieur par rapport au montant budgétisé et ce du fait du report des grands travaux portuaires, dont la réalisation va monter en puissance de 2004 à 2006. Le fonds de roulement cumulé à fin 2003 (25,2 millions d’euros) servira à financer le programme d’investissement de la concession Port Réunion. L’avis de la Commission des finances demande que la souscription des emprunts en cours puisse être finalisée rapidement pour profiter des taux bancaires actuellement bas. Elle demande à la direction générale de se pencher sur les problèmes de l’engorgement de la cellule d’appels d’offres et des marchés en revoyant, si nécessaire, l’organisation interne des services.
Eiffel
La formation
L’année 2003 a été une bonne année en termes d’activité au niveau de la direction de la formation. Une croissance de 4% a été enregistrée au niveau des heures stagiaires et 9% au niveau des heures d’enseignement. L’année a été consacrée à une réflexion prospective tournée vers le développement de l’enseignement supérieur. La direction de la formation a fait des investissements à l’économie, avec un plan de financement pour 50% appel à des ressources propres et pour 50% à des subventions en provenance de la Région et de l’Europe. Ces investissements s’élèvent à un montant de 330 millions d’euros. Le résultat d’exploitation 2003 se solde par un excédent de 148.000 euros. Globalement, les charges de fonctionnements augmentent de 7%, chiffre à rapprocher de la croissance d’activité qui est de 9%.
La Commission des finances demande de continuer les études et l’analyse des coûts de formations dispensées pour faire face à la concurrence.
Aéroport Réunion Roland Garros
L’année 2003 a été la première année pleine dans le nouveau contrat de concession de l’aéroport à la Chambre de commerce et d’industrie. Le contexte fait apparaître un premier semestre marquée par la crise du transport aérien avec une baisse de 0,9% sur le trafic passagers et une reprise du trafic aérien (+4,5%) en juin 2003, avec l’ouverture des lignes Air Austral et Air Bourbon.
2003 marque aussi l’achèvement d’une phase d’investissements lourds portant essentiellement sur les installations terminales (70 millions d’euros). L’exploitation est marquée par le renforcement des mesures de sûreté. Pour poursuivre la démarche qualité, l’accent a été porté sur l’analyse des besoins de la clientèle. Au terme de l’exercice 2003, un bénéfice de 1,9 million d’euros apparaît dans le résultat de l’exploitation. L’exercice budgétaire 2003 accuse un déficit de 3 millions 663.000 euros et un fonds de roulement qui se dégrade.
Cette dégradation est due à l’emprunt de 10 millions qui n’a pu être mobilisé en 2003. Le redressement de la situation est prévu en 2004 par un emprunt à court terme auprès de Port Réunion (5 millions d’euros), un emprunt à long terme auprès d’un établissement financier (10 millions et la vente des actions de RAA de 2,3 millions d’euros). La Commission des finances demande de poursuivre le contrôle et le suivi entrepris sur les heures supplémentaires et de mieux maîtriser la masse salariale et les dépenses de service.
Les Concessions portuaires
Saint-Gilles
Le nombre de bateaux abrités sur le Port de Plaisance de Saint-Gilles était de 361, soit un taux d’occupation de 110%, la capacité étant de 330 bateaux. La petite pêche représente 20% des occupations. Les investissements sont faibles, 35.100 euros pour la mise en conformité du réseau électrique, la pose de pontons, et l’étude du nouveau programme d’aménagement du silo à glace. Les produits, en hausse de 5%, s’élèvent à un peu plus de 1 million d’euros. Les charges s’élèvent à près de 1,4 million d’euros. Le résultat de l’exercice 2003 montre un déficit de 356.000 euros. La capacité d’autofinancement s’est maintenue à 205.000 euros. Le déficit budgétaire cumulé fin 2003 est de -1,369 million d’euros. La Commission des finances demande de tout mettre en œuvre pour trouver de nouvelles recettes.
Sainte-Marie
Le nombre de bateaux abrités à Sainte-Marie était de 184, soit un taux d’occupation de 111%, la capacité étant de 166 bateaux. La petite pêche représente environ 10% des occupations. Les produits sont stables et s’élèvent à 128.000 euros. Les charges s’élèvent à 301.000 euros. Le résultat de l’exercice 2003 montre un déficit de -173.000 euros. La démarche pour rétrocéder la concession à la Commune de Sainte-Marie est en cours. La capacité d’autofinancement est négative à -4.900 euros, mais progresse de 73%. Le déficit budgétaire cumulé est de -164.000 euros. La Commission des finances demande que soit finalisé le transfert définitif de cette concession vers la commune de Sainte-Marie.
Port Réunion
Le trafic portuaire de Port Réunion a enregistré en 2003 une progression de 7,5% par rapport à 2002, atteignant 3,4 millions de tonnes. Ce trafic reste dans les prévisions du Schéma directeur portuaire et en croissance moyenne de 4% sur les 10 dernières années. Le trafic de conteneurs manutentionnés atteint un total de plus de 173.000 Équivalents vingt pieds, soit en progression de 6%, plaçant Port Réunion toujours au troisième rang national pour ce trafic après Marseille et le Havre. Le nombre d’escale reste stable. Le trafic de passager a connu une baisse de 6% atteignant un total de moins de 36.000 passagers. L’escale du “Queen Elisabeth 2” a occasionné une hausse du trafic de croisiéristes.
Les investissements réalisés au cours de l’exercice 2003 s’élèvent à 8,9 millions d’euros et concernent essentiellement l’acquisition d’une grue mobile et la mise en conformité des silos à céréales et à sucre. Le Droit de Ports Bruts est légèrement en hausse, s’élevant à plus de 14,8 millions d’euros. Le total des produits d’exploitations est de plus de 30,5 millions d’euros. Le total des charges d’exploitation s’élève à moins de 26,6 millions d’euros. Le résultat d’exploitation est de 4,9 millions d’euros et le résultat net comptable est à plus de 2,9 millions d’euros. La capacité d’autofinancement de Port Réunion s’établit à moins de 9 millions d’euros.
En 2004 Port Réunion contractera un emprunt bancaire de 15 millions d’euros. Le résultat budgétaire déficitaire de 764.000 euros amène le fonds de réserve à 26,1 millions d’euros. Ce fonds sera utilisé pour financer le début des grands travaux à venir et le s finaliser avant 2006 dans le cadre du DOCUP. Les Avis de la Commission des finances demandent d’être vigilant sur le respect du planning prévisionnel des travaux pour ne pas perdre les subventions FEDER programmées.
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