Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
30 juillet 2009, par

Après avoir manifesté mardi devant les locaux de la Chambre d’agriculture, les éleveurs de l’ADEFAR (Association de défense des agriculteurs réunionnais) ont organisé une marche symbolique hier matin de la mairie du Tampon à la sous-Préfecture de Saint-Pierre, en passant par le Conseil général. La vingtaine d’éleveurs ruinés et endettés souhaitent que les autorités réagissent et apportent des réponses face à la crise qu’ils traversent dans leur élevage.
Ce n’est pas la première fois que les adhérents de l’ADEFAR interpellent l’opinion publique sur le drame humain et financier qui se joue dans les élevages de l’île.
En effet, déjà l’année dernière, les éleveurs avaient dénoncé l’introduction de bovins malades en septembre 2003 par la SICAREVIA et la SICALAIT. Une crise de confiance avait alors mis à mal la filière lait et viande locale. L’ADEFAR souhaitait faire reconnaître publiquement la responsabilité des institutions de la filière dans l’origine des problèmes sanitaires que rencontrent les éleveurs.
Depuis, la confiance des consommateurs en la viande locale était rétablie et les acteurs de la filière criaient haut et fort combien la viande locale est de qualité. Malgré tout, la grande distribution continue aujourd’hui encore à importer davantage de viande.
Aujourd’hui, les éleveurs dénoncent de nouveau les problèmes sanitaires dans leur élevage, et sont dans le rouge. Endettées, ruinées, des familles entières sont dans l’attente de solutions qui tardent à venir.
Les autorités doivent trouver des solutions
Une vingtaine d’éleveurs de l’ADEFAR se sont donc mobilisés hier matin et ont pu rencontrer le Député-maire du Tampon, Didier Robert. Mais là encore, à part faire remonter les revendications, aucune réponse concrète n’a été apportée.
Toujours à pied, ils ont ensuite emprunté la 4 voies reliant le Tampon à Saint-Pierre pour rejoindre le Département où ils ont été reçus. À 14h30, le sous-préfet de Saint-Pierre a reçu la délégation.
Pour l’ADEFAR, les autorités doivent trouver des solutions aux drames humain et financier dans lesquels eux et leur famille sont plongés.
« D’ailleurs, un rapport du ministère de l’Agriculture met en cause toute la filière, l’Urcoopa, la DSV, la Chambre d’agriculture, etc… Pourquoi nous serons les seuls à payer les pots cassés ? », demandait un éleveur de l’ADEFAR.
Les éleveurs attendent donc réparation pour le préjudice subi suite à l’importation de bêtes malades et à la crise sanitaire et financière qui s’en est suivie.
S.P.
Nos peines
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