Economie

Les élus communistes veulent la levée du double-contrôle des fruits péi

Réglementation européenne sur l’exportation des fruits

Témoignages.re / 31 octobre 2019

A l’occasion de l’Assemblée plénière du Département, de ce 30 octobre, Michèle Caniguy, présidente du « Groupe Ensemble pour un développement durable solidaire et responsable » a lu une motion contre le double-contrôle des exportations de fruit péi vers l’Europe.

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Les letchis se font rares en ce mois de novembre.

En effet, chaque année près de 2 000 tonnes de fruits réunionnais ont exportés, dont 40% ont lieu en fin d’année avec l’envoie de mangues, letchis, et bananes. Or la mise en place de contrôles supplémentaires imposés par l’application d’un règlement européen, aux arrivées et départs de fruits à partir du 14 décembre, remettra en question une des principales filières de l’agriculture réunionnaise.

Ainsi, cette dernière et son collègue René Sotaca ont assuré que « cette nouvelle réglementation phytosanitaire européenne rendrait quasiment impossible les envois de fruits dans les colis postaux ».

Pour eux, « cette mesure va porter atteinte à la structure économique réunionnaise, et condamner les exportations et aura un impact négatif sur l’emploi à La Réunion, qui fait déjà face à un taux de chômage de 30% ».

Raisons pour lesquelles, les élus ont rappelé à l’assemblée que « La Réunion fait partie de l’Union européenne, et nos agriculteurs respectent déjà les normes en vigueur et font face à des frais financiers supplémentaires ».

Ils demandent au Département de La Réunion de « s’engager pleinement en faveur des producteurs et des expressistes réunionnais, afin de les aider et les soutenir dans leurs revendications ». D’ailleurs, la majorité a présenté une motion concernant cette nouvelle réglementation européenne, demandant à l’Etat « la mise en œuvre des revendications des acteurs du secteur agricole ».

Le groupe majoritaire a également demandé le renforcement de la lutte contre les pratiques illégales autour des fruits car il s’agit d’une « risque sanitaire réelle, en mobilisant des moyens adaptés » au territoire réunionnais.