Seulement une centaine de contrats agriculture durable (CAD) pour 380 demandes

Les jeunes de la C.G.P.E.R. en colère

15 mars 2004

Au cours d’une conférence de presse tenue vendredi à Corbeil (La Saline Saint-Paul) en présence d’une vingtaine de jeunes agriculteurs, la CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) est revenue sur l’annonce du budget alloué aux CAD (contrats agriculture durable) pour La Réunion. Ce quota de CAD est "une déception pour les agriculteurs dans la mesure où une centaine de dossiers pourront être traités en 2004, alors que 380 agriculteurs ont fait la formation préalable au dispositif", explique Éric Soundrom, porte-parole des jeunes agriculteurs de la CGPER.

Ce contrat de 5 ans entre l’agriculteur et l’État vise à rétribuer (jusqu’à 26.000 euros/5 ans) le rôle multifonctionnel de l’agriculture, notamment en matière d’aménagement du territoire et de préservation de l’environnement (entretien de bandes anti érosives de ravines,...). "C’est un outil particulièrement bien adapté au contexte réunionnais (reliefs escarpés, petitesse des exploitations,...)", précise M. Soundrom.

En Métropole, plus de 400.000 CTE ou CAD ont été signés sur les 100 départements (moyenne de 4.000/département), alors qu’à La Réunion seulement 155 CTE ont été signés par des planteurs de canne ou de géraniums.
Face à ce constat, la CGPER a écrit un courrier au ministre de l’agriculture afin que ce dernier intervienne pour accorder un quota supplémentaire à La Réunion, rattraper le retard par rapport à la Métropole, et ainsi conserver la sole cannière dans des zones difficiles et faire face à tous les dangers qui pèsent sur la filière canne à La Réunion.


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Témoignages - 82e année


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