Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Sur le blog de Pierre Vergès
15 avril 2011

Les professionnels du secteur de la pêche dans l’océan Indien se sont réunis aux Seychelles pour discuter des moyens d’assurer la pérennité de l’industrie thonière de la région du sud-ouest de l’océan Indien. En l’absence de La Réunion, à en croire le site mauricien “L’express”.
Il explique en substance la problématique : l’industrie thonière de l’océan Indien est en quête de durabilité. Des mesures ont déjà été prises notamment sous l’égide de la Commission de l’océan Indien et par les professionnels eux-mêmes en vue d’adopter les techniques de pêche les plus en phase avec la protection des stocks de thons et de l’environnement marin.
La durabilité de la filière thonière est une problématique importante des pays de la région. Sur vingt ans, 40 milliards de roupies ont été investies dans le secteur, surtout à Maurice et aux Seychelles. L’industrie compte 11.500 emplois directs et 17.500 indirects.
À Maurice l’industrie de la pêche a dépassé le secteur sucrier en termes d’emplois (18.000 personnes, dont 6.000 directs) et de revenus.
Cela dit, la piraterie somalienne joue les trouble-fêtes. L’impact sur l’industrie est notable et pourrait s’aggraver : « depuis trois ans un tiers de la flotte thonière seychelloise (d’où provient l’essentiel du thon transformé à Maurice-NDLR) a quitté l’océan Indien. C’est donc une baisse significative des captures ».
Les équipages doivent, en plus, faire de la place à de la sécurité armée embarquée en mer.
L’enjeu est de taille pour Maurice dont le seafood hub, générateur de revenus et créateur d’emplois, dépend de l’approvisionnement durable en thons pêchés autour des Seychelles, des techniques de pêches raisonnées, et de la gestion des risques, principalement la piraterie et la surveillance maritime contre la pêche illégale.
Commentaires
Outre le fait que La Réunion serait, selon le premier ministre mauricien, un « peuple d’assistés » — propos on ne peut plus désobligeants voire honteux — il faut néanmoins reconnaître que Maurice tente par tous les moyens de faire face aux multiples dangers qui la guettent.
Il en est ainsi notamment dans le secteur de la pêche. Ceci étant dit, on ne peut que regretter l’absence officielle de La Réunion.
Une fois de plus, la stratégie sélective de Didier Robert quant aux voies de développement va avoir des conséquences dramatiques pour notre île.
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