La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Villèle
11 avril 2005

Si une décision n’intervient pas très vite à Villèle, le problème posé par les planteurs du secteur pourrait avoir des retombées sur le chantier de la route des Tamarins.
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Un groupe d’une soixantaine de planteurs s’est réuni récemment autour de Maurice Singaïny, vice-président de la CGPER et représentant des jeunes agriculteurs de la CGPER, pour évoquer le problème du “chemin Safer” et arrêter des actions en vue de son règlement.
Pour les planteurs du secteur, concernés par la réalisation d’un chemin bétonné desservant l’Antenne 4, le problème dure depuis quatre ans pour les uns, deux ans pour les autres. La Safer a traité avec eux, au nom du Conseil général, la cession de bandes de terre qui, à ce jour, n’est toujours pas payée aux agriculteurs. Ils sont près d’une trentaine directement concernés par la cession des terrains et l’indemnisation correspondante (foncier et souches de canne).
Les autres agriculteurs, venus par solidarité, posent un problème de sécurité routière. En effet, cette route a été faite pour détourner les chargements agricoles du centre de La Saline, explique Maurice Singaïny. "En fait, elle est utilisée par les particuliers roulant à fond la caisse, et aussi par les bus et les camions d’une entreprise de TP riveraine. Les planteurs ne sont plus prioritaires et ils doivent compter avec des usagers qui roulent quelquefois très vite ou qui prennent beaucoup de place", dit-il en substance.
Quant aux autres, ils attendent toujours l’indemnisation, promise à époque pour “l’année suivant la livraison du chemin”. "Cela fait quatre ans pour le tronçon Antenne 4 et deux ans pour celui de la cité Les Tournelles", ajoute Maurice Singaïny. Les planteurs disent n’avoir eu aucune réunion avec la Safer au sujet du montant de l’indemnisation. Ils disent également n’avoir pas vu le géomètre et dénoncent la façon dont le bornage a été fait. Ils n’ont pas d’autre moyen, pour faire vérifier les surfaces cédées, que de faire revenir à leur frais un géomètre.
Compte tenu de ce qu’on exige d’eux par ailleurs, en particulier en ce qui concerne le prix de l’eau (près de 0,50 centimes de franc le m3 d’eau), ils trouvent le procédé détestable et ont décidé de passer à l’action, si jamais l’autorité compétente - l’organisme payeur serait le Conseil général en l’espèce - ne prend pas très vite des mesures.
La commune de Saint-Paul aurait aussi un rôle à jouer dans le règlement de ce problème, suite à la cession d’un morceau de terrain proche du cimetière de Villèle. La commune aussi aurait un litige avec le Conseil général, dont les planteurs pourraient bien faire les frais. C’est du moins la perception qu’ils en ont et les choses pourraient se gâter très vite.
"Si les autorités ne bougent pas, les planteurs de la zone sont déterminés à agir. Ce n’est pas de gaîté de cœur que nous bloquerons la route, mais si nous le faisons, l’entreprise voisine qui travaille sur la route des tamarins ne travaillera plus", a conclu le responsable agricole.
P. D.
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