Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
L’INSEE l’affirme :
3 octobre 2013

Le dernier Bilan économique de La Réunion publié par l’INSEE consacre un article à l’évolution des prix. Force est de constater que les plus pauvres sont ceux qui subissent l’effet le plus dur de la crise. C’est bien une nouvelle illustration d’un système dans l’impasse, qui au lieu de régler les problèmes accentue les inégalités.
À La Réunion, les prix à la consommation des biens et services augmentent en moyenne de 0,9% entre 2011 et 2012, soit deux fois moins qu’en France (+2,0%). Sur les quinze dernières années, l’inflation a toujours été plus forte à La Réunion qu’en France, à quelques exceptions près (2003, 2004, 2007 et 2012). L’inflation ralentit fortement en 2012, à un niveau trois fois plus faible qu’en 2011 (+2,5%). Elle est à son niveau le plus bas depuis 13 ans à l’exception de 2009).
En 2012, près de 95% de l’inflation est portée par deux postes de consommation, l’alimentation et les services. Néanmoins, la contribution des services à l’inflation a diminué (0,4 point après 0,9 point en 2011). (…)
Si les prix augmentent en moyenne de 0,9% pour l’ensemble des Réunionnais, certaines catégories de ménages sont plus touchées par l’inflation.
Des postes de dépenses, qui ont une place prépondérante dans leur budget comparativement à la moyenne des Réunionnais, augmentent plus vite que l’inflation.
Les 10% des ménages les plus pauvres sont les plus touchés (1,2% d’inflation). Ils sont pénalisés par leurs dépenses en pain, alcool ou tabac, qui ont un poids proportionnellement plus élevé dans leur budget. Comme les personnes seules, ils sont également pénalisés par leurs dépenses de logement (loyer, eau, électricité et charges). Les ménages les plus modestes profitent peu de la baisse des prix des vêtements et des meubles, puisqu’ils en consomment moins que la moyenne des ménages réunionnais. Les couples avec deux enfants (1,1% d’inflation en 2012) sont quant à eux désavantagés par leurs dépenses en réparation de logement.
À l’inverse, pour les ménages les plus âgés (personne de référence de 60 ans ou plus), l’inflation en 2012 est moins forte (+0,7%) que pour l’ensemble des Réunionnais. Ils consomment une part plus importante de leur budget en gaz (voir encadré) et en transports aériens, dont les prix ont diminué. De surcroît, la hausse des prix des carburants et du tabac a eu un faible impact pour eux du fait d’une consommation moins importante en proportion du budget.
(Source : Bilan économique 2012 - Économie de La Réunion, revue de l’INSEE)
An plis ke sa
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