La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
France : des rumeurs se confirment
9 septembre 2004

Changement en perspective au sommet de l’entreprise récemment transformée en société anonyme : le président de Gaz de France devrait succéder très probablement à François Roussely, précédemment nommé par Lionel Jospin.
Les rumeurs commencent à se transformer en certitude : le porte-parole du gouvernement a affirmé que la nomination de Pierre Gadonneix à la tête d’EDF interviendrait "très certainement" le 15 septembre. Mardi soir, un décret signé par le Premier ministre a constitué le nouveau conseil d’administration d’EDF. Et parmi les nouveaux arrivants figure le président de GDF.
Dans les jours qui viennent, le conseil d’administration proposera au gouvernement un de ses membres à la présidence. En dernier ressort, c’est le président de la République qui aura le dernier mot lors d’un Conseil des ministres.
La direction d’EDF fait l’objet d’une lutte entre différents réseaux de pouvoirs et d’affaires. Le ministère de l’Économie souhaitait maintenir François Roussely (nommé par Lionel Jospin) dans ses fonctions, alors que Jean-Pierre Raffarin voulait y placer un ancien ministre Francis Mer, alors que son directeur de cabinet adjoint devait prendre le poste de la direction générale d’EDF.
Pour parvenir à ses fins, le Premier ministre a fait voter un amendement supprimant la limite d’âge de 65 ans pour les dirigeants d’entreprise publique. Ce plan s’est effondré à la suite d’une décision du Conseil constitutionnel qui a rejeté cette disposition législative.
Jean-Pierre Raffarin a alors misé sur un second cheval : Pierre Gadonneix, président de GDF. Il a même menacé de démissionner si cette proposition n’était pas suivie d’effet, ce qui n’a pas manqué de surprendre.
En effet, cette année, la politique du gouvernement a été sévèrement sanctionnée par les électeurs à trois reprises : aux régionales, aux cantonales et aux européennes. Or, malgré ces trois désaveux, Jean-Pierre Raffarin n’a pas parlé de démission.
En revanche, pour tenter d’imposer ces vues dans la nomination d’un président d’entreprise, il met sa démission dans la balance dans ce qui n’est finalement qu’une lutte de clans.
Quelques réactions
La CGT : des péripéties déplorables
"La FNME-CGT déplore les péripéties qui se déroulent depuis juillet autour de la désignation des présidents", affirme un communiqué de la Fédération Mines et Énergie de la CGT. "Cet épisode relève plus de lutte intestine au sein de l’UMP que du choix de quelqu’un sur un projet industriel pour les entreprises qui réponde à l’intérêt général", précise le communiqué.
La CFDT : veut-on affaiblir EDF-GDF ?
Dans un communiqué, la CFDT estime que "la querelle entre le Premier ministre et le ministre des Finances est au cœur d’un règlement de comptes dont se seraient bien passés ces deux fleurons industriels". "Le gouvernement aurait voulu affaiblir les deux opérateurs historiques, il ne s’y serait pas pris autrement, alors qu’au contraire ils ont besoin de stabilité et de sérénité", note le syndicat dirigé par François Chérèque.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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