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Manifestation d’éleveurs de la SICALAIT à la DAAF
8 novembre 2023, par

Des éleveurs de la SICALAIT manifestaient hier devant la DAAF. C’était la conséquence d’un manque d’accompagnement économique du plan d’éradication de la leucose bovine qui empêche le renouvellement des troupeaux. Un accord a été trouvé. Il permet aux éleveurs de pouvoir remplacer les animaux retirés du cheptel pour cause de leucose bovine.
A La Réunion, le plan d’éradication de la leucose bovine est la version accélérée de ce qu’il s’est passé dans d’autres régions en 20 ans. Ce plan s’étale en effet sur 4 ans. Afin d’atténuer l’impact économique, des mesures ont été mises en place. L’une d’entre elle est dérogatoire. Ainsi, si une bête est contaminée, alors le troupeau n’est pas abattu. Les animaux sains peuvent continuer à circuler. Mais ceci a récemment été remis en cause.
La ferme de la SICA Lait abrite un troupeau de génisses de plusieurs centaines de têtes. Plusieurs animaux ont été détectés porteurs de la maladie. Résultat : plus aucune bête ne pouvait sortir de cet élevage. Or, les éleveurs ont besoin de renouveler leurs troupeaux pour remplacer les bovins porteurs de la leucose. D’autres agriculteurs ont investi dans l’extension de leur élevage et ont donc besoin d’agrandir leur cheptel. En raison de ce blocage, les éleveurs ne pouvaient plus travailler dans de bonnes conditions.
Hier, des éleveurs de la SICALAIT se sont rassemblés devant le siège de la DAAF. Des négociations ont pu s’ouvrir, elles ont abouti à une dérogation. Ils étaient accompagnés par une délégation de la CGPER. Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, a souligné l’importance de l’accompagnement économique pour que les éleveurs puissent passer le cap du plan d’éradication de la leucose bovine. « Il a fallu ce mouvement pour faire bouger les lignes », a-t-il déclaré.
Si pour les adhérents de la SICALAIT, le problème semble donc en passe d’être résolu, il persiste pour les éleveurs indépendants. Les restrictions de circulation des bovins ne permettent pas de renouveler leur cheptel. Ils voient donc le nombre de leurs bêtes diminuer, ce qui n’est pas sans conséquence sur les revenus qu’ils tirent de leur activité.
Il est donc nécessaire que les pouvoirs publics prennent pleinement en compte la nécessité d’un accompagnement économique de tous les éleveurs de bovins à La Réunion pour tourner définitivement la page de l’épidémie de leucose bovine.
M.M.
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