Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Une des clés du développement durable de La Réunion
20 février 2018, par

Le vendredi 16 février dernier à Mascarin (Jardin Botanique de La Réunion à Colimaçons), le Conseil Départemental de La Réunion a organisé une conférence sur le thème : ‘’Le jardin créole de demain - Fruits et légumes oubliés dans les systèmes de production agroécologique’’. Une conférence animée par Fabrice Le Bellec, chercheur au CIRAD (Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement), avec la participation active et constructive d’un public nombreux.
Comme cela est dit dans la présentation de cette conférence, « pour faire face aux contraintes liées aux changements climatiques et/ou sociétaux, les systèmes de production doivent évoluer. Les principes de l’agroécologie, notamment grâce aux services écosystémiques associés à de tels écosystèmes, proposent des solutions pour rendre ces espaces de production plus résilients. Est-ce possible de produire des fruits et légumes sans avoir recours aux intrants chimiques ? Ces systèmes sont-ils les jardins créoles de demain ? ».
Des réponses très précises, nombreuses et d’un très haut niveau scientifique ont été présentées au public par le chercheur Fabrice Le Bellec, qui a cité de nombreux experts comme Pierre Rabhi par exemple, pour qui l’avenir de l’agriculture passe par le respect du sol. Il a aussi insisté sur le fait que « l’agriculture biologique a une dimension à la fois écologique, économique et sociale », car « avec les pesticides et engrais chimiques on empoisonne nos enfants ».
Pour soutenir cette thèse et montrer que « l’agroécologie est moderne et non passéiste », Fabrice Le Bellec a aussi présenté des extraits d’un ouvrage très intéressant intitulé ‘’Le guide tropical’’, où sont donnés de nombreux conseils pour utiliser par exemple des engrais verts. Il a également cité plusieurs exemples d’agriculteurs réunionnais qui se sont engagés dans cette réforme fondamentale et indispensable pour l’avenir de notre agriculture comme de notre alimentation.
Comme on le sait, ces engagements d’agriculteurs bio et ces recommandations de chercheurs pour une agroécologie vont dans le même sens que les combats menés depuis des années par le Parti Communiste Réunionnais (voir à ce sujet par exemple la proposition N°20 — « réaliser l’objectif de sécurité alimentaire » — dans les 25 propositions du PCR ‘’Pour une nouvelle politique à La Réunion’’). Et cela nécessite un pouvoir de décision du peuple réunionnais dans ce domaine comme dans bien d’autres face aux pollueurs du système capitaliste néo-colonial qui domine notre pays.
Correspondant
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