Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Illustration du pillage de La Réunion par le système néocolonial
1er décembre 2025, par

La hausse des prix carburants illustre la dépendance de La Réunion au tout-automobile et enrichit importateurs et entreprises françaises. Chaque augmentation fait sortir des millions d’euros du pays au détriment du développement local. Illustration d’un système néocolonial qui maintient l’île captive d’une énergie importée et coûteuse.
Au 1er décembre 2025, le sans-plomb grimpe à 1,57 euro le litre (+3 centimes) et le gazole à 1,29 euro (+6 centimes). Officiellement, ces hausses s’expliquent par la poussée des cotations internationales, la baisse de l’euro et l’augmentation du transport maritime. Mais au-delà des chiffres, cette nouvelle augmentation révèle une réalité bien plus profonde : chaque centime supplémentaire renforce un système où La Réunion paie, et où d’autres encaissent.
Car la totalité des carburants consommés dans l’île est importée. À chaque hausse, ce sont des millions d’euros qui s’envolent vers les compagnies pétrolières, les transporteurs internationaux et les chaînes logistiques étrangères. De l’argent qui ne profite ni à l’économie locale, ni à l’emploi, ni au développement de transports alternatifs. Cette dépendance structurelle nourrit le lobby du tout-automobile, qui prospère sur un modèle où le Réunionnais n’a d’autre choix que la voiture pour se déplacer.
Dans ce système, la hausse des carburants n’est pas une fatalité économique : elle est l’expression d’un mécanisme néocolonial parfaitement huilé. Nous importons l’énergie, nous subissons les prix, et nous finançons les profits extérieurs. Pendant ce temps, les projets qui pourraient réduire la dépendance — réseau ferré, transports collectifs ambitieux — restent abandonnés ou sous-financés.
La bouteille de gaz reste stabilisée à 18 euros grâce à la subvention de la Région aux compagnies pétrolières, seul rempart contre une flambée encore plus lourde. Mais pour le reste, c’est le même scénario : hausse locale, enrichissement extérieur, immobilisme dans l’île. Une trajectoire insoutenable tant pour le pouvoir d’achat que pour l’avenir économique de La Réunion.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
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Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)