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Canne à sucre, maraîchage, horticulture, élevage
25 juillet 2020

Depuis plusieurs jours, une polémique s’est installée dans la filière canne au sujet du protocole d’échantillonage validé par le CTICS juste avant le début de la campagne sucrière. Dans un communiqué, la CGPER donne sa position sur cette question et fait part de ses propositions pour l’agriculture réunionnaise.
La campagne sucrière 2020 a démarré depuis deux semaines et il était temps, car après le confinement du au coronavirus, nombre d’entre nous ont connu des difficultés pour écouler leur production.
Nous pensons notamment aux maraîchers, aux éleveurs et à tous les indépendants qui méritent notre soutien et pour lesquels la CGPER sera toujours présente pour défendre leurs intérêts.
A l’heure de l’ouverture de la campagne sucrière, certains syndicalistes dont leurs directions tentent de jeter le trouble et agitent la menace du blocage des plateformes sucrières pour des questions de protocole d’échantillonnage. Pourquoi ces manœuvres générales sur toutes les plateformes sucrières, alors qu’ils ont voté ‘‘ pour ’’ ce nouveau protocole et que leurs dirigeants se sont abstenus de donner leur avis sur ce nouveau protocole au cours du conseil d’administration du CTICS.
Aujourd’hui, ils se disent contre ce protocole et se comportent sur les plateformes en opposant au risque de raviver un combat qui n’a plus lieu d’être puisque ce protocole a été signé pour qu’enfin la campagne sucrière démarre.
- Que recherchent les dirigeants de l’UPNA alors qu’ils sont restés silencieux lors des débats pourtant animés au cours de ce conseil d’administration du CTICS.
- à quel jeu joue la FDSEA en s’opposant à un protocole qu’ils ont concocté derrière la cuisine avec la complicité de l’industriel Téréos et ce depuis le mois de décembre 2019.
Le vrai problème est celui de la formule de paiement qui existe depuis 1984 : Celle-ci est obsolète car elle ne prend pas en compte les évolutions profondes qui ont prévalues au cours de ces dernières années
- Variétés de cannes de plus en plus fibreuses,
- Coupe mécanique en canne longue généralisée,
- Evolution des conditions climatiques, etc.
A la CGPER nous appelons à élever le débat, car les véritables enjeux se situent non pas sur ces questions d’échantillonnage mais sur la raison d’exister de la filière canne.
Au cours des années, ‘‘ La canne ’’ s’est imposée comme valeur sûre de l’Agriculture Réunionnaise et elle fait vivre la majorité de nos agriculteurs, mais ils n’en tirent pas les revenus normalement attendus d’une filière qui se veut le pivot de l’Agriculture réunionnaise.
Il faut y remédier et pour cela nous demandons que les mesures nécessaires SOIENT MISES EN OEUVRE pour CREER une filière Canne/sucre/rhum/énergie source de revenus décents pour tous nos agriculteurs :
- permettre aux agriculteurs de mieux valoriser la canne à sucre et ses coproduits.
- favoriser l’évolution de la filière canne sucre vers une filière canne/sucre/rhum/énergie bénéficiant à tous les agriculteurs
- mettre sur la table les vraies questions concernant le revenu de la canne avec une juste rémunération des coproduits.
- mettre en place les conditions de la pérennité de la filière canne
- accompagner les jeunes agricuteurs pour diversifier leur source de revenus avec des produits issus des filières (canne bio, canne énergie, etc.)
Aussi au-dela de la filière canne, il s’agit également d’accompagner les productions fruitières et maraîchères
La part de l’agriculture et de l’agroalimentaire dans le PIB de La Réunion (3 %) est comparable au niveau national (3,4 %). L’industrie agroalimentaire repose sur un tissu de 807 entreprises dont deux groupes de dimension internationale.
Les importations de produits alimentaires transformés ont atteint près de 700 millions d’euros. En constante augmentation, elles complètent la production locale pour répondre à l’accroissement de la population réunionnaise et à l’évolution des modes de vie.
L’importance du tissu d’entreprises, montre qu’il y à La Réunion un véritable créneau pour une production agricole orientée vers l’approvisionnement de ces entreprises. Les entreprises des filières artisanales de l’agro-industrie réunionnaise sont aussi les plus nombreuses.
AUSSI NOUS PROPOSONS de :
- Renforcer la diversification légumes et fruits tropicaux
- Oeuvrer avec les acteurs pour une meilleure valorisation de la Production Locale.
- Favoriser la création de marchés de producteurs dans chaque ville
- Travailler à mieux valoriser l’exportation de nos produits.
- Renforcer les filières ‘‘ plantes et fleurs tropicales ’’.
L’elevage réunionnais ne doit pas rester le parent pauvre de la politique agricole :
Il faut de véritables propositions d’actions pour renforcer notre agriculture et notamment œuvrer pour :
- Renforcer la filière élevage
- Mettre en œuvre un ‘‘ plan fourrage ’’ et mobiliser le foncier disponible (SAR), autour de ces petits élevages.
- Renforcer les élevages de qualité et de dimension familiale
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