Economie

Ralentissement des créations d’emploi

2e trimestre 2019 : note de conjoncture de l’INSEE

Témoignages.re / 5 octobre 2019

Dans sa dernière note de conjoncture publiée hier, l’INSEE souligne qu’ « au 2e trimestre 2019, l’emploi salarié augmente moins rapidement qu’en début d’année » et explique qu’en 2 ans, 3500 emplois ont été supprimés dans le secteurs public, « la plupart étaient des contrats aidés ». Voici l’extrait relatif à la partie emploi, avec des intertitres de « Témoignages ».

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« Au 2e trimestre 2019, 260 200 salariés travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Le nombre d’emplois salariés augmente de 1 300 par rapport au 1er trimestre 2019 (+ 0,5 %). Sur un an, l’emploi salarié s’accroît de 5 800 emplois, à un rythme deux fois plus élevé qu’en France (+ 2,3 % contre + 1,1 %).
Après le fort rebond du 1er trimestre 2019 (+ 2,3 %), l’emploi salarié continue de progresser au 2e trimestre dans le secteur privé (+ 0,6 %). Toutefois, la création d’emplois ralentit : le secteur privé crée 1 100 emplois supplémentaires contre 4 000 au 1er trimestre. Ces créations ont principalement lieu au sein des entreprises de moins de 10 salariés des services marchands. Sur un an, la progression de l’emploi dans le secteur privé s’accélère (+ 3,1 % après + 1,2 %).

3500 emplois publics supprimés en 2 ans

Dans la fonction publique, après cinq trimestres de baisse jusqu’à la fin 2018, l’emploi augmente légèrement au premier semestre 2019 : + 0,3 % ce trimestre après + 0,8 % au 1er trimestre, soit 900 emplois publics créés depuis le début de l’année. Malgré cette reprise, depuis le 3ᵉ trimestre 2017, 3 500 emplois publics ont disparu, la plupart étaient des contrats aidés. Ce trimestre, le nombre de bénéficiaires des nouveaux contrats aidés (« Parcours emploi compétences » - PEC) est stable, alors que les trimestres précédents avaient été marqués par une montée en charge du dispositif. Au 2e trimestre 2019, 9 700 Réunionnais sont employés sous ce contrat.
Dans les services marchands hors intérim, l’emploi progresse moins fortement qu’au 1er trimestre : + 0,9 % au 2e trimestre 2019 après + 2,4 %. 1 000 emplois sont créés, essentiellement dans les secteurs de l’hébergement-restauration et du commerce. Ainsi, dans le secteur de « l’hébergement-restauration », la création d’emplois salariés reste soutenue : + 2,8 % sur le trimestre et + 11,9 % sur un an. Dans le commerce, le nombre de salariés progresse de 1,0 % ce trimestre et de 3,2 % sur un an. Ces deux secteurs créent 300 emplois chacun au 2e trimestre 2019.
De même, dans les services aux ménages, l’emploi salarié continue d’augmenter. Mais après la forte progression d’emplois salariés du trimestre précédent (+ 3,7 %), l’emploi dans ce secteur augmente moins fortement ce trimestre (+ 0,9 %, soit + 200 emplois). Ces activités se situent majoritairement au sein d’associations, telles que les clubs sportifs, les écoles de musique, les structures proposant des activités en périscolaires (centres aérés, garderies) ou encore des associations qui œuvrent dans les actions de proximité dans les quartiers et l’insertion des personnes en difficulté. Comme le secteur public, ce secteur, largement dominé par les associations, avait subi la forte baisse du nombre de contrats aidés en 2017 et au premier semestre 2018. Sur un an, l’emploi n’est plus à la baisse mais augmente de 2,7 %, en lien avec la forte progression du début d’année.
Dans l’agriculture 100 emplois sont créés ce trimestre.
Dans l’industrie, l’emploi salarié est quasiment stable au 2e trimestre 2019 (- 0,1 % comme au trimestre précédent), tandis que les créations d’emplois sont très limitées dans la construction, après le bond enregistré au 1er trimestre (+ 0,3 % après + 4,3 %).
En lien avec le ralentissement général de l’emploi salarié, notamment dans l’industrie et la construction, les effectifs du secteur de l’intérim diminuent de 1,0 % au 2e trimestre 2019. Sur un an, ils se replient de 5,7 %.

107000 salariés dans les non-marchand

Au 2e trimestre 2019, 107 000 salariés travaillent dans les services non-marchands. Ils exercent dans l’enseignement, l’administration publique, la santé ou l’action sociale. Ils travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecine, actions auprès des personnes âgées ou en situation de handicap, etc.).
Dans ces services non-marchands, la hausse de l’emploi ralentit au 2e trimestre 2019 : il ne progresse que de 200 salariés (+ 0,2 %). C’est néanmoins le 3e trimestre consécutif de hausse, après cinq de baisse.