Guerre du Golfe : quels enseignements ?

Réduisons la dépendance de La Réunion à l’Occident

11 mars, par Manuel Marchal

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a alerté sur les dangers d’une escalade militaire dans le golfe Persique, estimant qu’elle menace la stabilité régionale et l’équilibre économique mondial. Les attaques contre des infrastructures énergétiques et de transport perturbent déjà les chaînes d’approvisionnement, provoquent une hausse des prix du pétrole et affectent le commerce international. Il a appelé au respect du droit international et aux principes de la Organisation des Nations unies, plaidant pour la retenue et la diplomatie.
Cet avertissement résonne aussi pour La Réunion, île africaine de l’océan Indien fortement dépendante des importations venues d’Europe dont de France.

La hausse des coûts du transport maritime et aérien, les tensions sur les prix des hydrocarbures et les perturbations logistiques mondiales se traduiront par une augmentation des prix, notamment des produits alimentaires et de première nécessité.

Quelle anticipation ?

Dans ce contexte, une question se pose : quelles mesures les Mairies et les autres collectivités locales prennent-elles pour anticiper d’éventuelles difficultés ? Préparent-elles des plans de résilience économique et alimentaire ou attendent-elles des ordres de Paris ? Ce débat semble largement absent de la campagne des municipales, alors même que la vulnérabilité structurelle de l’île est connue.

Plusieurs pistes

Plusieurs pistes pourraient pourtant être mises en discussion : renforcement de la production agricole locale pour réduire la dépendance aux importations lointaines, soutien aux circuits courts et aux coopératives, développement des énergies renouvelables pour limiter l’exposition aux chocs pétroliers, et intensification des échanges commerciaux avec les pays voisins de l’océan Indien. Une stratégie de substitution progressive aux importations occidentales, au profit d’une production locale créatrice d’emplois, permettrait de mieux maîtriser les prix et de réduire les marges captées par les intermédiaires.

Face aux incertitudes internationales, l’anticipation et la diversification apparaissent comme des impératifs pour renforcer la résilience économique de La Réunion.

M.M.

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Messages

  • L’actualité locale rejoint a nationale et nous prouve qu’avec la mondialisation, le numérique, tout est lié, interdépendant, surtout dans le commerce, la finance, la défense, l’écologie, les transports , tout. Concernant la Réunion, ces nouvelles d’un nouveau conflit nous fait oublier un peu le reste qui est dramatique aussi et nous fait prendre conscience de la folies des Hommes et des enjeux qui se dessinent, même si les opinions, les décisions changent, c’est imprévisible. Et hélas, ça risque de continuer longtemps, avec les conséquences qui vont avec. Pour la Réunion, normalement, il ne faut pas s’affoler, car cela risque de provoquer les pénuries comme pour un cyclone annoncé à l’avance, le Covid aussi, avec des batailles pour le gaz, les carburants, le riz, l’huile les sardines etc. Pour le plus grand plaisir, profit des commençants encore une fois ? En augmentant les prix, ils ont trouvé le moyen rapide de gagner du temps, pour de l’argent, les deux sont de toute façon liés.
    Cultiver de manière écologique, avec le soucis de protéger les terres agricoles, sans entrants chimiques devenus eux aussi plus chers, le gliphosathe est beaucoup utilisé pour la canne à sucre, par curiosité, quand on passe à côté des champs, il n’y a aucune herbe qui s’y développe, c’est une preuve. J’espère que les transports seront abordés car on ne peut pas poursuivre ainsi, multiplier ne nombre de voitures, encourager l’individualisme, sans aucun souci de l’avenir, vivre, au jour le jour, tranquille, cool comme on voudrait nous encourager à poursuivre, suivre la mode, et ne surtout pas penser au train, pour les marchandises aussi entre Ste Rose et St Joseph, on verra bien, combien de temps cela prendra, d’autant que les élections approchent pour les 36 000 et quelques communes françaises, Oure-Mer comprises évidement. Bonne fin de semaine en attendant le retour du train, électrique cette fois-ci, Arthur.


Témoignages - 82e année


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