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7,5 % d’inflation pour l’alimentation hors produit frais
29 décembre 2022, par

Le dernier indice des prix publié hier par l’INSEE pour novembre 2022 confirme la double peine imposée à la majorité des Réunionnais : prix déjà trop élevés au départ+hausse des prix supérieure à la hausse des salaires ou de l’aide sociale. Cette situation n’est pas le résultat de la conjoncture liée à une guerre en Europe, elle est la conséquence d’un système qui prospère sur l’exploitation de la population par des prix abusivement trop élevés. D’où l’urgence de remettre en cause ce système.
Au 1er décembre 2021, le montant horaire du SMIC était de 10,48 euros brut. Au 1er novembre 2022, il était de 11,07 euros. Sur 12 mois, cela représente une hausse de 5,6 %.
Au 1er janvier 2022, le RSA pour une personne seule était de 565,34 euros par mois. Au 1er janvier 2023, il est actuellement de 598,54 euros par mois et ne devrait pas bouger d’ici le 1er avril prochain. Sur 12 mois, c’est une hausse de 5,9 %.
Selon l’INSEE, entre novembre 2021 et novembre 2022, l’indice des prix de l’alimentation a connu une augmentation de 6,5 %, et de 7,5 % si les produits frais sont exclus de l’indice. L’INSEE indique d’ailleurs que l’alimentation représente « 15 % du panier de consommation » et que « les prix des produits frais (…) pèsent peu ». En effet, pour nombre de Réunionnais, les produits frais sont un luxe car bien plus chers que les conserves ou le surgelé. Par conséquent, c’est le chiffre de 7,5 % qui est le plus révélateur.
| Inflation des prix alimentation hors produits frais | 7,5 % |
| Hausse du RSA sur 12 mois | 5,9 % |
| Hausse du SMIC sur 12 mois | 5,6 % |
Il s’avère donc que les Réunionnais payés en fonction du SMIC ou du RSA subissent donc sur 12 mois une perte de pouvoir d’achat dans les produits alimentaires qu’ils consomment le plus souvent. Elle est supérieure à 1,5 point pour les revenus en fonction du RSA, et est proche de 2 points pour ceux calculés en fonction du SMIC.
Rappelons qu’à La Réunion, les prix sont à la base plus élevés qu’en France. Ce fait est reconnu par l’État qui verse à ses agents titulaires une surrémunération de 53 %, dite « prime de vie chère ». Cette « prime de vie chère » ne concerne pas les travailleurs privés d’emploi, l’essentiel de ceux du secteur privé, les étudiants, les retraités ainsi que les agents de la fonction publique sous le régime de l’emploi aidé.
C’est donc la double peine pour la grande majorité des Réunionnais : prix déjà trop élevés au départ+hausse des prix supérieure à la hausse des salaires ou de l’aide sociale.
Cette situation n’est pas le résultat de la conjoncture liée à une guerre en Europe, elle est la conséquence d’un système qui prospère sur l’exploitation de la population par des prix abusivement trop élevés. D’où l’urgence de remettre en cause ce système.
M.M.
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