Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
L’impact de la crise sur les fonds publics
20 octobre 2008

Les collectivités locales seront concernées par l’impact de la crise financière. A un tel point que le gouvernement préparerait un plan de sauvetage de plusieurs milliards d’euros.
Dexia, la Caisse d’Epargne et la Société générale sont trois banques qui ont été récemment sous les feux de l’actualité car elles ont été touchées de plein fouet par l’impact de la crise. Elles ont un autre point commun : elles travaillent beaucoup avec les collectivités locales en France et à La Réunion.
Or, il s’avère que depuis plusieurs semaines, les élus font part d’un comportement beaucoup plus frileux de la part des banques dans leurs relations avec les collectivités locales. Dans ce contexte, un article paru sur le site "Rue89.com" vient amplifier l’inquiétude. Il annonce tout simplement un plan de sauvetage des collectivités locales préparé de longue date par le gouvernement. Voici quelques extraits :
« Alerté depuis des mois, le gouvernement prépare un plan de sauvetage des collectivités locales : « plusieurs milliards d’euros », selon une source officielle.
Place Beauvau comme à Bercy, on suit en effet la situation de près. L’estimation des encours de prêts pour les collectivités locales en 2008 s’élève à 67 milliards d’euros. Or, sur cette somme, 10 milliards seraient des « produits toxiques », précise-t-on dans l’entourage de la ministre de l’Intérieur, Michèle Aliot-Marie. L’agence de notation financière Fitchratings estime, elle, ces produits toxiques à 20 à 25 milliards d’euros. En juillet, elle livrait le diagnostic suivant :
« Ces produits, qui comportent généralement des contrats d’option très risqués, ont déjà entraîné certaines collectivités dans une fuite en avant qui pourrait les mener jusqu’à l’insolvabilité. »
Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l’entourage de MAM :
« En début de semaine, nous avons eu une réunion avec les banques au ministère des Finances pour identifier les ressources : il faut trouver plusieurs milliards. [...] Les communes ont fait comme dans toutes les entreprises, pour présenter des choses bien lissées. On appelle cela la comptabilité optimisée. Mais lorsque les élus ont signé ces prêts, ils sont en principe responsables. Personne ne vous oblige à signer... »
Le gouvernement a tout de même décidé d’accélérer la mise en oeuvre de son plan. Les collectivités sont un maillon essentiel de l’économie, puisqu’elles assurent 75% de l’investissement public du pays. Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute. Un scénario noir jugé impossible par les observateurs, mais il faut prévoir le pire. Or, ces dernières semaines, les banques multiplient les refus de crédits ».
Le ministère français de l’Intérieur a démenti samedi cette information. Mais selon l’entourage de la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, indique en revanche qu’une réflexion est engagée avec le ministère de l’Economie et des Finances pour trouver des solutions « aux problèmes que rencontrent les établissements financiers qui interviennent au profit des collectivités territoriales ».
Ces établissements, parmi lesquels figurent Dexia, la Caisse d’épargne, le Crédit agricole ou la Société générale, ont accordé des prêts à moyen et à long terme aux collectivités locales. Elles rencontrent actuellement des difficultés pour trouver des ressources de même maturité en raison de la crise financière.
Les contrecoups de la crise financière actuelle accroissent les inquiétudes de certains élus locaux qui craignent une réduction des crédits accordés par les banques.
Dexia, dont le premier métier est le financement des collectivités locales, a du être renflouée en urgence à hauteur de 6,4 milliards d’euros par les Etats français, belges et luxembourgeois. La banque franco-belge a également bénéficié d’une garantie de ces trois Etats pour lui permettre de trouver des ressources jusqu’à trois ans.
4,5 milliards d’euros perdu pour le Fonds de réserve pour les retraites
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) subit de plein fouet la chute des valeurs cotées en Bourse. La performance de cette structure destinée à lisser les besoins de financement des retraites à partir de 2020 s’est établie à -14,5% depuis le 1er janvier. Et encore ce chiffre est-il arrêté au 30 septembre, les marchés actions ayant continué à baisser depuis, même en tenant compte de la violente remontée de ce début de semaine.
Ce piètre résultat était attendu, car le FRR est majoritairement investi en actions ; entre 51 % et 69 % de ses actifs. « Nous avons subi le contrecoup de la dégradation générale des marchés », constate Raoul Briet, président du FRR. Résultat, les réserves sont tombées à 30 milliards d’euros au 30 septembre, 4,5 milliards de moins qu’au début de l’année.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture