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15 septembre 2022

Pour tous les produits, la restauration collective à La Réunion dépend des importations. Trois ans après la signature d’une Charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion, les principales coopératives, la Chambre d’agriculture et l’ADIR proposent un nouvel outil de mise en relation des acheteurs des cantines avec des producteurs locaux. Ce projet bénéficie des aides de l’État au titre des Contrats de convergence.
La Réunion est une île, pourtant seulement 3 % de la consommation en poisson des cantines vient des pêcheurs réunionnais. La Réunion est riche de ses cultures maraîchères, pourtant seulement 31 % de la consommation de fruits de la restauration collective est couverte par la production locale, et 67 % de la consommation en légumes.
Il n’y a que dans les œufs que les importations sont limitées, 8 %. La part apparemment importante des produits laitiers fabriqués dans notre île, 83 %, est à relativiser car le lait produit à La Réunion est majoritairement issu de lait en poudre importé. Pour les volailles et la viande, la dépendance aux importations est respectivement de 59 % et 71 %.
La Charte pour une restauration collective publique responsable à La Réunion, signée sous l’égide du Préfet le 5 avril 2019, vise à remédier à cette situation. Trois ans plus tard, a eu lieu hier la présentation de la plate-forme Run Alim. Composée de la Chambre d’agriculture, des principales sociétés coopératives et d’un syndicat patronal, l’ADIR, elle vise à mieux intégrer les produits locaux dans la restauration collective, avec notamment :
- une meilleure connaissance de l’offre alimentaire réunionnaise par les acheteurs publics avec le référencement des producteurs locaux sur la plateforme Run’Alim et de leurs fiches produits destinées à mieux informer les acteurs de la restauration collective ;
- un renforcement des relations entre les producteurs et les acheteurs par l’organisation de rencontres régulières et d’informations en continu sur l’évolution de la production locale et des marchés publics.
« La plateforme en ligne se veut être bénéfique à la fois pour les producteurs et pour les acheteurs. La plateforme Run’Alim se veut être fédératrice pour les différents acteurs concernés, leur permettant d’entrer en contact et de créer un réseau de partage entre les producteurs locaux et les acheteurs publics. », précise le dossier de presse.
« Dans une volonté de faire vivre la plateforme numérique, continuellement, des informations régulières seront envoyées à la fois aux acheteurs publics, aux producteurs adhérents des structures collectives et de la Chambre d’Agriculture :
- pour les informer des nouveaux produits intégrés en ligne,
- des nouveaux appels d’offre déposés sur la plateforme,
- des informations relatives à l’évolution des réglementations propres à la restauration collective via des supports tels que des newsletters numériques, une page LinkedIn. »
Le projet Run’Alim est soutenu financièrement par l’Etat, au travers des Contrats de Convergence, qui répond à un besoin du territoire, au regard des spécificités sur l’approvisionnement de la restauration collective pour les acteurs locaux.
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