Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Lancement de la campagne sucrière 2025
16 juillet 2025, par

Faute d’accord trouvé au Comité Paritaire de la Canne et du Sucre (CPCS), une nouvelle réunion aura lieu le 16 juillet siège du CTICS.
Réunis dans la matinée du 15 juillet, les syndicats de planteurs et Tereos ont échangé, en vain. En effet, la proposition faite par Tereos de ponctionner sur le reliquat des planteurs ne convient pas.
Les réunions se succèdent et la campagne sucrière n’a toujours pas commencé. Pour cause : un désaccord financier entre planteurs et industriels. Les dernières campagnes n’ont pas été bonnes, ce qui a eu un impact économique important.
Alors que les syndicats agricoles demandent à Tereos de garantir un versement non remboursable de 30 euros par tonne de canne livrée pour la prochaine campagne. L’’usinier a lui proposé, le 11 juillet, de ponctionner dans le reliquat de l’aide à la production pour compenser les basses richesses, et de répartir cette aide aux planteurs en fonction des zones de production.
Refus catégorique des planteurs. Dominique Clain, Président de l’UPNA, a expliqué au micro de Réunion la 1ère qu’à la sortie de cette réunion du 15 juillet, "tout le monde est d’accord , on ne touche pas au reliquat".
Ce dernier a dit rester sur ses positions : "nous sommes pour un prix de base de 30 euros" par tonne de canne livrée pour la prochaine campagne, "sinon on refuse la méthode qui va être mise en place" tout accord.
Le budget global est calculé sur un tonnage de référence de 1,9 millions de tonnes de canne. Les mauvaises conditions météorologiques ne permettent pas aux planteurs d’atteindre cet objectif.
La différence donc entre le tonnage de référence et le tonnage à venir est appelé "reliquat" qui est distribuée aux planteurs. De fait, plus il y a de tonnes livrées moins il y a de reliquat.
A l’inverse, moins de canne est livrée, plus il doit y avoir de reliquat.
De son coté, Jean-Michel Moutama, le président de la CGPER, a expliqué que "la proposition faite ne nous convient pas".
"Le reliquat est redistribué aux planteurs. Ce qui me gène c’est que les industriels nous disent comment affecter ce reliquat. On est assez grand pour affecter ce reliquat", a déploré ce dernier.
Pour le syndicaliste, les industriels ne veulent pas toucher à leur budget fixe de 44 millions d’euros, préférant réaffecter les reliquats, qui sont selon lui "l’argent des planteurs".
Ce dernier a estimé sur Réunion la 1ère que "tous les acteurs de la filière, pour nous, doivent se concerter pour mettre la main à la poche, parce qu’il faut mettre la main à la poche, pour qu’il y ait plus de production de cannes à La Réunion".
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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