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4 juin, parNos peines
19 juin 2008, par

La CGPME a participé mardi à un débat sur la « nécessaire valeur ajoutée des TPE/PME dans le développement durable de La Réunion », à la Région. Plutôt que de sanctionner les entreprises qui ne s’orientent pas vers cet objectif, la CGPME propose de valoriser celles qui s’efforcent de jouer le jeu. C’est le label RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).
Près de 99% des entreprises réunionnaises sont des TPE/PME (Très Petite Entreprise/Petite et Moyenne Entreprise), et 94% des entreprises ont moins de 10 salariés. A l’heure où le monde économique s’engage pour une “Réunion île Verte”, les petites et moyennes entreprises ne veulent pas être la dernière roue du carrosse. Mardi dernier, le Président de la Région, Paul Vergès, a invité les membres de la CGPME, dont le président national Jean-François Roubaud, à venir débattre de la « nécessaire valeur ajoutée des TPE/PME dans le développement durable de La Réunion ».
Pour la CGPME, les petites et moyennes entreprises sont prêtes aujourd’hui à modifier leurs comportements pour emprunter la voie du développement durable, à condition de gagner en compétitivité. « Développement durable, nous disons oui, en faisant attention à ne pas opposer écologie et économie », a insisté Jean-François Roubaud. Mais comme l’a souligné Dominique Vienne, vice-président de la commission Développement durable de la CGPME Réunion, « le changement devra être perçu (par les entreprises) ou il sera subi ». Alors, pour anticiper, la CGPME Réunion propose la création d’un label Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
Responsabilité sociétale des entreprises
Le label RSE donne une idée précise des aspects à développer pour les TPE/PME. Au niveau social, le développement de l’employabilité locale, et des infrastructures sociales. Au niveau économique, le soutien au micro-crédit social, et le développement des stratégies d’alliance. Au niveau environnemental, la valorisation des déchets et la consommation des énergies primaires.
Ce label devrait ainsi inciter les entreprises au développement durable. Privilégier l’incitation plutôt que la sanction, c’est ce pour quoi Jean-François Roubaud milite. « Nous sommes prêts à jouer le jeu, mais les entreprises doivent être valorisées et encouragées quand les résultats sont bons. Pourquoi ne pas abaisser les prélèvements obligatoires quand elles vont dans le sens du développement durable ? », demande-t-il.
Pour Pascal Thiaw-Kine, président de la CGPME Réunion, « la maxime de la CGPME est : la valeur ajoutée, c’est l’Homme ». La formation doit donc être une priorité.
La CGPME propose également de faciliter l’accès des TPE/PME aux marchés dans un partenariat public-privé (mise en place d’un Small Business Act, d’ailleurs en préparation au niveau européen), et de développer les centres de recherche.
Paul Vergès a rappelé qu’à La Réunion, le développement durable nécessite l’intervention de tous. « Dans ce monde en rapide évolution, nous allons tous gagner ensemble ou nous allons tous perdre ». Mais le président a ajouté que « jamais nous n’avons eu autant d’atouts qu’aujourd’hui pour l’économie, dans de multiples secteurs d’activités, si nous arrivons à mutualiser nos efforts ».
Les TPE/PME devront nécessairement y trouver leur place et être accompagnées. « Notre objectif ne fait que commencer. Nous avons 300.000 logements collectifs à équiper en chauffe-eau solaire, des logements à construire d’ici 2025, les grands chantiers sont le début d’une transformation de l’aménagement du territoire pour le développement durable, nous aurons 600.000 voitures électriques dans 20 ans », énumère Paul Vergès. L’autonomie énergétique de l’île sera à l’origine de nouveaux besoins, des opportunités économiques à saisir. C’est sans compter les besoins des pays de la zone, qui ont été exprimés pas plus tard que la semaine dernière, dans le cadre du séminaire de la COI, la nécessité de renforcer la coopération.
EP
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